Andy Warhol, Campbell's Soup Cans, 1962, Museum of Modern Art
#1 - Campbell's Soup Cans

Top 100 - Pop Art : 100 œuvres essentielles

Pop Art : 100 œuvres essentielles

De la boîte de soupe au comic, du drapeau à l’objet monumental : cent œuvres pour comprendre comment le Pop Art a transformé la culture de masse en histoire de l’art

Le Pop Art n’est pas seulement un monde de couleurs franches, de vedettes et de produits familiers. Le parcours commence avec les icônes qui ont imposé ce nouveau vocabulaire, revient vers le laboratoire britannique et européen, suit la diversification américaine puis observe ses héritages chez Kusama, Haring, Basquiat, Koons, Axell et Weber.

100oeuvres classées
35artistes représentés
1947Paolozzi annonce le Pop
100 œuvresimages, objets et signes
PréleverPublicité, presse, bande dessinée et photographie deviennent les matériaux d’une nouvelle histoire de l’art.
RépéterLa série transforme la vedette, la boîte de soupe ou le mot en image collective et interroge leur valeur.
AgrandirAliments, objets et fragments imprimés prennent une échelle monumentale qui rend le quotidien de nouveau visible.
DétournerLe séduisant vocabulaire marchand sert aussi à parler de violence, de politique, de désir et de pouvoir.

La culture de masse entre au musée

Cent œuvres pour regarder le Pop au-delà des couleurs vives

Commencez par chercher la source. Une photographie de presse, un emballage, une case de bande dessinée ou une enseigne n’est jamais reprise innocemment. Son déplacement vers le musée modifie sa fonction et révèle les habitudes visuelles qu’elle transportait déjà.

Le Pop Art ne célèbre pas simplement les produits et les vedettes : il examine la manière dont leurs images fabriquent nos désirs, nos souvenirs et notre vision du réel.
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Le classement en images

I
Les vingt-cinq icônes fondatrices

Soupes, Marilyn, drapeaux, bandes dessinées, objets mous et combines installent les signes immédiatement reconnaissables du mouvement.

Andy Warhol, Campbell's Soup Cans, 1962, Museum of Modern Art #1
Andy Warhol

Campbell's Soup Cans

Repère artiste1928–1987Date1962CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatEach canvas 20 x 16" (50.8 x 40.6 cm). Overall installation with 3" between each panel is 97" high x 163" wide

La série transforme un produit ordinaire en portrait collectif de la consommation américaine : chaque boîte garde son identité tout en rejoignant une mécanique de répétition. Warhol traite la célébrité, la marchandise et la catastrophe avec les mêmes procédés de cadrage et de répétition, révélant la proximité entre désir public et circulation industrielle des images. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1962, l’œuvre associe Acrylic with metallic enamel paint on canvas, 32 panels à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Andy Warhol, Gold Marilyn Monroe, 1962, Museum of Modern Art #2
Andy Warhol

Gold Marilyn Monroe

Repère artiste1928–1987Date1962CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat6' 11 1/4" x 57" (211.4 x 144.7 cm)

Le visage de Marilyn se détache comme une icône sacrée sur un champ d’or, tandis que la sérigraphie rappelle que cette célébrité est déjà une image reproduite. Warhol traite la célébrité, la marchandise et la catastrophe avec les mêmes procédés de cadrage et de répétition, révélant la proximité entre désir public et circulation industrielle des images. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1962, l’œuvre associe Silkscreen ink and acrylic on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Roy Lichtenstein, Drowning Girl, 1963, Museum of Modern Art #3
Roy Lichtenstein

Drowning Girl

Repère artiste1923–1997Date1963CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat67 5/8 x 66 3/4" (171.6 x 169.5 cm)

Le cadrage dramatique, les points mécaniques et la phrase suspendue condensent toute une romance imprimée en une seule seconde de danger. Lichtenstein ne copie pas simplement la bande dessinée : il reconstruit ses signes à la main pour analyser la manière dont l’imprimé fabrique émotion, mouvement et autorité. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1963, l’œuvre associe Oil and acrylic on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Jasper Johns, Flag, 1954-55  (dated on reverse 1954), Museum of Modern Art #4
Jasper Johns

Flag

Repère artisteborn 1930Date1954-55 (dated on reverse 1954)CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat42 1/4 x 60 5/8" (107.3 x 153.8 cm)

L’encaustique épaissit le drapeau et brouille la frontière entre emblème national, surface peinte et objet quotidien immédiatement reconnaissable. Johns choisit des signes que le regard connaît déjà afin de déplacer l’attention vers leur fabrication matérielle, leur mémoire et leurs contradictions. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1954-55 (dated on reverse 1954), l’œuvre associe Encaustic, oil, and collage on fabric mounted on plywood, three panels à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Robert Rauschenberg, Bed, 1955, Museum of Modern Art #5
Robert Rauschenberg

Bed

Repère artiste1925–2008Date1955CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat75 1/4 x 31 1/2 x 8" (191.1 x 80 x 20.3 cm)

Draps, oreiller, peinture et traces corporelles font sortir le tableau du mur : l’espace intime devient une surface où la vie réelle adhère à l’art. Rauschenberg fait entrer objets, photographies et rebuts dans l’espace du tableau, où peinture et monde quotidien restent volontairement impossibles à séparer. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1955, l’œuvre associe Oil and pencil on pillow, quilt, and sheet on wood supports à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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James Rosenquist, F-111, 1964-65, Museum of Modern Art #6
James Rosenquist

F-111

Repère artiste1933–2017Date1964-65CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat10 x 86' (304.8 x 2621.3 cm)

L’immense panorama associe avion militaire, publicité, ampoule, nourriture et enfant sous un sèche-cheveux, comme si l’Amérique entière défilait sur un panneau routier. Ancien peintre d’enseignes, Rosenquist utilise l’agrandissement publicitaire et le montage de fragments pour transformer l’abondance visuelle en expérience critique. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1964-65, l’œuvre associe Oil on canvas with aluminum, twenty-three sections à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Tom Wesselmann, Great American Nude, 2, 1961, Museum of Modern Art #7
Tom Wesselmann

Great American Nude, 2

Repère artiste1931–2004Date1961CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat59 5/8 x 47 1/2" (151.5 x 120.5 cm)

Le corps féminin, découpé et lisse, rencontre le drapeau, le paysage et des fragments domestiques dans une image qui expose autant le désir que sa fabrication commerciale. Wesselmann réinvente le nu et la nature morte avec les codes nets de la publicité, tout en exposant la manière dont le désir moderne est cadré et consommé. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1961, l’œuvre associe Synthetic polymer paint, gesso, charcoal, enamel, oil, and collage on plywood à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Claes Oldenburg, Floor Cake, 1962, Museum of Modern Art #8
Claes Oldenburg

Floor Cake

Repère artisteborn Sweden. 1929–2022Date1962CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat58 3/8" x 9' 6 1/4" x 58 3/8" (148.2 x 290.2 x 148.2 cm)

Le gâteau agrandi s’affaisse sous son propre poids : le vinyle souple transforme une pâtisserie familière en architecture molle, drôle et légèrement inquiétante. Oldenburg modifie l’échelle, la matière et la rigidité des objets ordinaires afin de rendre étrange ce que l’habitude faisait paraître transparent. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1962, l’œuvre associe Synthetic polymer paint and latex on canvas filled with foam rubber and cardboard boxes à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Robert Indiana, LOVE, 1967, Museum of Modern Art #9
Robert Indiana

LOVE

Repère artiste1928–2018Date1967CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition and sheet: 33 15/16 x 33 15/16" (86.3 x 86.3 cm)

Quatre lettres suffisent pour faire du langage une image. Le O incliné anime le carré et donne au mot une présence aussi immédiate qu’un logo. Indiana construit une poésie publique à partir de mots courts, de chiffres et de formes proches de l’enseigne, entre mémoire personnelle et langage collectif. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1967, l’œuvre associe Screenprint à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Peter Blake, Album cover for The Beatles, Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, 1967, Museum of Modern Art #10
Peter Blake

Album cover for The Beatles, Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band

Repère artisteborn 1932) (American, born 1942) (British, 1941–1973Date1967CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat12 x 12" (30.5 x 30.5 cm)

La pochette réunit portrait de groupe, collage de célébrités, fleurs et typographie dans une scène totale où l’album devient objet d’art populaire. Blake aborde vedettes, collection et souvenirs populaires avec la précision affectueuse d’un peintre d’histoire des cultures ordinaires. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1967, l’œuvre associe Lithograph à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Richard Hamilton, Swingeing London 67 (c), 1968-69, Museum of Modern Art #11
Richard Hamilton

Swingeing London 67 (c)

Repère artiste1922–2011Date1968-69CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat26 1/2 x 33 1/2" (67.3 x 85.1 cm)

À partir d’une photographie de presse, Hamilton transforme une arrestation mondaine en réflexion sur le spectacle médiatique, la célébrité et la violence du regard public. Hamilton considère l’intérieur, la mode, la télévision et l’automobile comme un système d’images qui façonne l’identité moderne autant que les beaux-arts. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1968-69, l’œuvre associe Silkscreen ink and oil on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Yayoi Kusama, No. F, 1959, Museum of Modern Art #12
Yayoi Kusama

No. F

Repère artisteborn 1929Date1959CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat41 1/2 x 52" (105.4 x 132.1 cm)

Le réseau blanc se propage sans centre ni hiérarchie sur le fond sombre; la répétition obsessionnelle rencontre ici l’environnement visuel du Pop sans se réduire à l’imagerie commerciale. Kusama transforme répétition et prolifération en expérience psychique; son œuvre rejoint le Pop par l’objet et la série tout en conservant une logique profondément personnelle. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1959, l’œuvre associe Oil on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Niki de Saint Phalle, Shooting Painting American Embassy, 1961, Museum of Modern Art #13
Niki de Saint Phalle

Shooting Painting American Embassy

Repère artiste1930–2002Date1961CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat96 3/8 x 25 7/8 x 8 5/8" (244.8 x 65.7 x 21.9 cm)

Pigments, objets et impacts de carabine font de la surface le résultat d’une action réelle; l’œuvre transforme le geste destructeur en événement collectif. Saint Phalle attaque littéralement la surface et les rôles imposés, donnant au spectacle de l’œuvre une portée physique, politique et collective. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1961, l’œuvre associe Paint, plaster, wood, plastic bags, shoe, twine, metal seat, axe, metal can, toy gun, wire mesh, shot pellets, and other objects on wood à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Roy Lichtenstein, Girl with Ball, 1961, Museum of Modern Art #14
Roy Lichtenstein

Girl with Ball

Repère artiste1923–1997Date1961CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat60 1/4 x 36 1/4" (153 x 91.9 cm)

Le ballon rouge et blanc, isolé contre une figure simplifiée, fait passer une photographie de loisir dans le langage net de l’affiche et de la bande dessinée. Lichtenstein ne copie pas simplement la bande dessinée : il reconstruit ses signes à la main pour analyser la manière dont l’imprimé fabrique émotion, mouvement et autorité. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1961, l’œuvre associe Oil on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Jasper Johns, Target with Four Faces, 1955, Museum of Modern Art #15
Jasper Johns

Target with Four Faces

Repère artisteborn 1930Date1955CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatOverall, with box open, 33 5/8 x 26 x 3" (85.3 x 66 x 7.6 cm); canvas 26 x 26" (66 x 66 cm); box (closed) 3 3/4 x 26 x 3 1/2" (9.5 x 66 x 8.8 cm)

La cible promet une image neutre et impersonnelle, mais les quatre visages moulés ramènent le corps, la mémoire et l’énigme derrière le signe. Johns choisit des signes que le regard connaît déjà afin de déplacer l’attention vers leur fabrication matérielle, leur mémoire et leurs contradictions. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1955, l’œuvre associe Encaustic on newspaper and cloth over canvas surmounted by four tinted-plaster faces in wood box with hinged front à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Robert Rauschenberg, Canyon, 1959, Museum of Modern Art #16
Robert Rauschenberg

Canyon

Repère artiste1925–2008Date1959CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat81 3/4 x 70 x 24" (207.6 x 177.8 x 61 cm)

Un aigle empaillé surgit d’un assemblage de peinture, tissu, photographie et objets; le tableau devient un territoire matériel où le réel ne cesse d’interrompre l’image. Rauschenberg fait entrer objets, photographies et rebuts dans l’espace du tableau, où peinture et monde quotidien restent volontairement impossibles à séparer. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1959, l’œuvre associe Oil, pencil, paper, metal, photograph, fabric, wood, canvas, buttons, mirror, taxidermied eagle, cardboard, pillow, paint tube and other materials à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Andy Warhol, Orange Car Crash Fourteen Times, 1963, Museum of Modern Art #17
Andy Warhol

Orange Car Crash Fourteen Times

Repère artiste1928–1987Date1963CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat8' 9 7/8" x 13' 8 1/8" (268.9 x 416.9 cm)

La même photographie d’accident se répète jusqu’à user sa violence. Le champ orange attire d’abord, puis rend plus insupportable la froideur de l’information. Warhol traite la célébrité, la marchandise et la catastrophe avec les mêmes procédés de cadrage et de répétition, révélant la proximité entre désir public et circulation industrielle des images. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1963, l’œuvre associe Silkscreen ink on acrylic on two canvases à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Andy Warhol, Double Elvis, 1963, Museum of Modern Art #18
Andy Warhol

Double Elvis

Repère artiste1928–1987Date1963CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat6' 11" x 53" (210.8 x 134.6 cm)

La silhouette d’Elvis, démultipliée comme une pellicule mal calée, mêle glamour hollywoodien, menace du revolver et disparition progressive de la vedette. Warhol traite la célébrité, la marchandise et la catastrophe avec les mêmes procédés de cadrage et de répétition, révélant la proximité entre désir public et circulation industrielle des images. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1963, l’œuvre associe Silkscreen ink on acrylic on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Andy Warhol, Brillo Box (Soap Pads), 1964, Museum of Modern Art #19
Andy Warhol

Brillo Box (Soap Pads)

Repère artiste1928–1987Date1964CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat17 1/8 x 17 x 14" (43.3 x 43.2 x 36.5 cm)

Le carton de supermarché est reconstruit comme sculpture. L’objet paraît identique à son modèle industriel, mais sa fabrication artisanale déstabilise toute certitude. Warhol traite la célébrité, la marchandise et la catastrophe avec les mêmes procédés de cadrage et de répétition, révélant la proximité entre désir public et circulation industrielle des images. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1964, l’œuvre associe Polyvinyl acetate and silkscreen ink on wood à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Robert Rauschenberg, Factum II, 1957, Museum of Modern Art #20
Robert Rauschenberg

Factum II

Repère artiste1925–2008Date1957CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat61 3/8 x 35 1/2" (155.9 x 90.2 cm)

Rauschenberg reproduit presque la composition de Factum I afin de montrer que la spontanéité elle-même peut être rejouée, citée et fabriquée. Rauschenberg fait entrer objets, photographies et rebuts dans l’espace du tableau, où peinture et monde quotidien restent volontairement impossibles à séparer. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1957, l’œuvre associe Oil, ink, pencil, crayon, paper, fabric, newspaper, printed reproductions, and painted paper on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Jasper Johns, Map, 1961, Museum of Modern Art #21
Jasper Johns

Map

Repère artisteborn 1930Date1961CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat6' 6" x 10' 3 1/8" (198.2 x 314.7 cm)

La carte des États-Unis devient une matière de couleurs, de noms et de gestes. Le territoire connu résiste ainsi à la lecture stable qu’impose normalement la cartographie. Johns choisit des signes que le regard connaît déjà afin de déplacer l’attention vers leur fabrication matérielle, leur mémoire et leurs contradictions. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1961, l’œuvre associe Oil on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Robert Rauschenberg, Rebus, 1955, Museum of Modern Art #22
Robert Rauschenberg

Rebus

Repère artiste1925–2008Date1955CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat8' x 10' 11 1/8" (243.8 x 333.1 cm)

Images imprimées, mots, aplats et gestes se chevauchent comme des fragments de mémoire urbaine; le regard avance par associations plutôt que par récit. Rauschenberg fait entrer objets, photographies et rebuts dans l’espace du tableau, où peinture et monde quotidien restent volontairement impossibles à séparer. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1955, l’œuvre associe Oil, alkyd paint, pencil, crayon, pastel, cut-and-pasted printed and painted papers, and fabric on canvas mounted and stapled to fabric, three panels à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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James Rosenquist, Marilyn Monroe, I, 1962, Museum of Modern Art #23
James Rosenquist

Marilyn Monroe, I

Repère artiste1933–2017Date1962CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat7' 9" x 6' 1/4" (236.2 x 183.3 cm)

Rosenquist fragmente le visage de Marilyn en cheveux, lèvres et sourire. La star n’est plus un portrait, mais un montage publicitaire poussé jusqu’à l’étrangeté. Ancien peintre d’enseignes, Rosenquist utilise l’agrandissement publicitaire et le montage de fragments pour transformer l’abondance visuelle en expérience critique. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1962, l’œuvre associe Oil and spray enamel on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Tom Wesselmann, Still Life #30, April 1963, Museum of Modern Art #24
Tom Wesselmann

Still Life #30

Repère artiste1931–2004DateApril 1963CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat48 1/2 x 66 x 4" (122 x 167.5 x 10 cm)

Une table, des aliments emballés, un réfrigérateur et des reproductions de maîtres anciens composent un inventaire monumental où le foyer américain absorbe l’histoire de l’art. Wesselmann réinvente le nu et la nature morte avec les codes nets de la publicité, tout en exposant la manière dont le désir moderne est cadré et consommé. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée April 1963, l’œuvre associe Oil, enamel and acrylic on board with collage of printed advertisements, plastic flowers, refrigerator door, plastic replicas of 7-Up bottles, glazed and framed color reproduction, and stamped metal à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Claes Oldenburg, Floor Cone, 1962, Museum of Modern Art #25
Claes Oldenburg

Floor Cone

Repère artisteborn Sweden. 1929–2022Date1962CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat53 3/4" x 11' 4" x 56" (136.5 x 345.4 x 142 cm)

Le cornet renversé devient un volume monumental dont la souplesse contredit l’échelle; le plaisir rapide de la consommation prend la forme d’un monument instable. Oldenburg modifie l’échelle, la matière et la rigidité des objets ordinaires afin de rendre étrange ce que l’habitude faisait paraître transparent. Avec ses icônes fondatrices, le Pop Art remplace l’unicité héroïque par le signe partagé, la série ou l’objet commun. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1962, l’œuvre associe Synthetic polymer paint on canvas filled with foam rubber and cardboard boxes à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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II
Le laboratoire britannique et européen

Hamilton, Paolozzi, Blake, Caulfield, Saint Phalle et leurs contemporains montrent que le Pop naît aussi du collage, de la musique et de la critique politique.

Claes Oldenburg, Pastry Case, I, 1961-62, Museum of Modern Art #26
Claes Oldenburg

Pastry Case, I

Repère artisteborn Sweden. 1929–2022Date1961-62CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat20 3/4 x 30 1/8 x 14 3/4" (52.7 x 76.5 x 37.3 cm)

Les pâtisseries peintes et modelées occupent une vraie vitrine. Le regard du musée rejoint celui du client devant un comptoir, entre désir, illusion et choix. Oldenburg modifie l’échelle, la matière et la rigidité des objets ordinaires afin de rendre étrange ce que l’habitude faisait paraître transparent. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1961-62, l’œuvre associe Burlap and muslin soaked in plaster, painted with enamel, metal bowls, and ceramic plates in glass-and-metal case à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Robert Indiana, The American Dream, I, 1961, Museum of Modern Art #27
Robert Indiana

The American Dream, I

Repère artiste1928–2018Date1961CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat6' x 60 1/8" (183 x 152.7 cm)

Cercles, étoiles, mots et chiffres organisent une mythologie américaine faite de slogans. La peinture se lit comme une enseigne dont chaque signe garde une ambiguïté poétique. Indiana construit une poésie publique à partir de mots courts, de chiffres et de formes proches de l’enseigne, entre mémoire personnelle et langage collectif. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1961, l’œuvre associe Oil on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Wayne Thiebaud, Cut Meringues, 1961, Museum of Modern Art #28
Wayne Thiebaud

Cut Meringues

Repère artiste1920–2021Date1961CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat16 x 20" (40.6 x 50.6 cm)

Les parts de tarte sont peintes avec une densité presque architecturale; leur alignement gourmand devient aussi une étude subtile de lumière, de matière et de répétition. Thiebaud peint les aliments ordinaires avec une matière et une lumière attentives, maintenant ensemble séduction commerciale et observation picturale. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1961, l’œuvre associe Oil on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Allan D'Arcangelo, U.S. Highway 1, Number 5, 1962, Museum of Modern Art #29
Allan D'Arcangelo

U.S. Highway 1, Number 5

Repère artiste1930–1998Date1962CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat70 x 6' 9 1/2" (177.6 x 207 cm)

Le bouclier routier flotte dans un espace simplifié où la route s’enfonce vers l’horizon. Le voyage américain est réduit à son signal le plus efficace. D’Arcangelo fait de la route et de sa signalétique un alphabet pictural où le paysage américain se confond avec ses infrastructures. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1962, l’œuvre associe Acrylic on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Rosalyn Drexler, Hold your Fire (Men and Machines), 1966, Museum of Modern Art #30
Rosalyn Drexler

Hold your Fire (Men and Machines)

Repère artiste1926–2025Date1966CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat30 × 50" (76.2 × 127 cm)

Drexler prélève une scène de violence masculine et l’isole dans des aplats colorés. Le séduisant vocabulaire Pop devient une critique sèche des récits de domination. Drexler détourne les images de presse et de cinéma afin de montrer la violence cachée sous leur efficacité spectaculaire. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1966, l’œuvre associe Acrylic and paper on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Richard Hamilton, Glorious Techniculture, 1961-64, Museum of Modern Art #31
Richard Hamilton

Glorious Techniculture

Repère artiste1922–2011Date1961-64CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat48 3/8 x 48 3/8" (122.9 x 122.9 cm)

Hamilton juxtapose automobile, pin-up, électroménager et architecture futuriste pour montrer comment le désir moderne est produit par le montage des marchandises. Hamilton considère l’intérieur, la mode, la télévision et l’automobile comme un système d’images qui façonne l’identité moderne autant que les beaux-arts. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1961-64, l’œuvre associe Oil and collage on panel à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Richard Hamilton, My Marilyn, 1965, published 1966, Museum of Modern Art #32
Richard Hamilton

My Marilyn

Repère artiste1922–2011Date1965, published 1966CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition: 20 1/4 x 24 15/16" (51.5 x 63.3 cm); sheet: 26 3/4 x 33 3/16" (68 x 84.2 cm)

Les photographies de Marilyn sont répétées, barrées et manipulées comme sur une planche de contact; l’œuvre confronte fantasme public et sélection médiatique. Hamilton considère l’intérieur, la mode, la télévision et l’automobile comme un système d’images qui façonne l’identité moderne autant que les beaux-arts. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1965, published 1966, l’œuvre associe Screenprint à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Richard Hamilton, Pin-up, 1961, Museum of Modern Art #33
Richard Hamilton

Pin-up

Repère artiste1922–2011Date1961CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat53 3/4 x 37 3/4 x 3" (136.5 x 95.8 x 7.6 cm) including frame

Le corps de pin-up et les signes graphiques occupent un espace artificiel qui hésite entre peinture, page de magazine et panneau publicitaire. Hamilton considère l’intérieur, la mode, la télévision et l’automobile comme un système d’images qui façonne l’identité moderne autant que les beaux-arts. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1961, l’œuvre associe Oil, cellulose, and collage on panel à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Richard Hamilton, I'm dreaming of a white Christmas, 1967, Museum of Modern Art #34
Richard Hamilton

I'm dreaming of a white Christmas

Repère artiste1922–2011Date1967CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatSheet 30 1/4 x 40 15/16" (76.8 x 104.0 cm) Comp. 22 1/8 x 33 7/8" (56.2 x 86.0 cm)(irreg.)

L’image télévisée de Bing Crosby devient une surface granuleuse et spectrale; la nostalgie de Noël est filtrée par l’appareil qui la diffuse. Hamilton considère l’intérieur, la mode, la télévision et l’automobile comme un système d’images qui façonne l’identité moderne autant que les beaux-arts. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1967, l’œuvre associe Screenprint à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Eduardo Paolozzi, Universal Electronic Vacuum 1967, 1967, Museum of Modern Art #35
Eduardo Paolozzi

Universal Electronic Vacuum 1967

Repère artiste1924–2005Date1967CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat34 3/8 x 24 1/4" (87.3 x 61.6 cm)

Paolozzi organise circuits, typographie et fragments techniques comme un tableau de commande imaginaire; la machine moderne devient à la fois sujet et méthode de composition. Paolozzi assemble science, publicité, cinéma et machine dans des compositions où le collage devient un instrument de connaissance du monde contemporain. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1967, l’œuvre associe Silkscreen and offset lithograph à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Eduardo Paolozzi, Wittgenstein at the Cinema Admires Betty Grable (plate, folio 15) from As Is When, 1965, Museum of Modern Art #36
Eduardo Paolozzi

Wittgenstein at the Cinema Admires Betty Grable (plate, folio 15) from As Is When

Repère artiste1924–2005Date1965CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition (irreg.): 32 5/8 x 19 3/4" (82.9 x 50.2 cm); sheet: 37 13/16 × 26" (96 × 66 cm)

Le philosophe et l’actrice de cinéma se rencontrent dans un collage saturé où culture savante, glamour et reproduction mécanique refusent toute hiérarchie. Paolozzi assemble science, publicité, cinéma et machine dans des compositions où le collage devient un instrument de connaissance du monde contemporain. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1965, l’œuvre associe One from an illustrated book with thirteen screenprints à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Eduardo Paolozzi, Assembling Reminders for a Particular Purpose (plate, folio 12) from As Is When, 1965, Museum of Modern Art #37
Eduardo Paolozzi

Assembling Reminders for a Particular Purpose (plate, folio 12) from As Is When

Repère artiste1924–2005Date1965CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition (irreg.): 32 1/16 x 20" (81.5 x 50.8 cm); sheet: 37 13/16 × 26" (96 × 66 cm)

Les fragments imprimés s’assemblent comme une mémoire en construction; le titre rappelle que collectionner des images est déjà une manière de penser. Paolozzi assemble science, publicité, cinéma et machine dans des compositions où le collage devient un instrument de connaissance du monde contemporain. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1965, l’œuvre associe One from an illustrated book with thirteen screenprints à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Peter Blake, Babe Rainbow, 1968, Museum of Modern Art #38
Peter Blake

Babe Rainbow

Repère artisteborn 1932Date1968CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition and sheet: 26 x 17 5/16" (66 x 44cm)

Le visage souriant, les couleurs franches et la forme d’insigne rapprochent portrait populaire, jouet et icône; la célébrité devient un talisman reproductible. Blake aborde vedettes, collection et souvenirs populaires avec la précision affectueuse d’un peintre d’histoire des cultures ordinaires. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1968, l’œuvre associe Screenprint on tin à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Peter Blake, Pretty Boy Michaelangelo, 1972, Museum of Modern Art #39
Peter Blake

Pretty Boy Michaelangelo

Repère artisteborn 1932Date1972CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatSheet 18 1/16 x 11 3/4" (45.9 x 29.8 cm) Comp. 8 3/16 x 4 5/16" (20.8 x 11.0 cm)

Blake traite le héros de culture populaire avec la frontalité d’un portrait de maître, brouillant volontairement admiration, collection et ironie. Blake aborde vedettes, collection et souvenirs populaires avec la précision affectueuse d’un peintre d’histoire des cultures ordinaires. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1972, l’œuvre associe Screenprint à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Peter Blake, The Beach Boys from The Institute of Contemporary Arts Portfolio, 1964, Museum of Modern Art #40
Peter Blake

The Beach Boys from The Institute of Contemporary Arts Portfolio

Repère artisteborn 1932Date1964CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition: 20 13/16 × 12 1/16" (52.9 × 30.7 cm); sheet: 29 15/16 × 20 1/16" (76 × 51 cm)

Le groupe musical est converti en image plate, brillante et collectionnable, à mi-chemin de la photographie de fan, du badge et de l’estampe. Blake aborde vedettes, collection et souvenirs populaires avec la précision affectueuse d’un peintre d’histoire des cultures ordinaires. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1964, l’œuvre associe Screenprint à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Patrick Caulfield, Café Sign, 1968, Museum of Modern Art #41
Patrick Caulfield

Café Sign

Repère artiste1936–2005Date1968CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatComposition: 27 15/16 x 36 3/4" (71 x 93.3 cm); sheet: 27 15/16 x 36 3/4" (71 x 93.3 cm)

Une simple enseigne de café devient nature morte mentale : contours nets, aplats et ombres réduisent l’espace à une syntaxe de signes. Caulfield réduit les intérieurs à des contours et des aplats d’une précision trompeuse, entre évidence graphique et espace impossible. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1968, l’œuvre associe Screenprint à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Patrick Caulfield, Bathroom Mirror, 1968, Museum of Modern Art #42
Patrick Caulfield

Bathroom Mirror

Repère artiste1936–2005Date1968CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatComposition: 27 15/16 x 36 11/16" (71 x 93.2 cm); sheet: 27 15/16 x 36 11/16" (71 x 93.2 cm)

Le miroir, le lavabo et les objets de toilette sont représentés avec une froide précision graphique qui rend l’intérieur quotidien étrangement abstrait. Caulfield réduit les intérieurs à des contours et des aplats d’une précision trompeuse, entre évidence graphique et espace impossible. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1968, l’œuvre associe Screenprint à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Allen Jones, Man Woman, 1965, Museum of Modern Art #43
Allen Jones

Man Woman

Repère artisteborn 1937Date1965CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition (irreg.): 28 7/8 × 22 3/8" (73.3 × 56.9 cm); sheet: 30 × 22 3/8" (76.2 × 56.9 cm)

Deux corps se croisent dans une construction tendue où le dessin publicitaire et l’érotisme moderne deviennent un problème de position et de regard. Jones pousse les codes publicitaires du corps jusqu’à l’inconfort, rendant visibles leurs conventions de pose, de cadrage et de pouvoir. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1965, l’œuvre associe Lithograph à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Allen Jones, Miss America from 11 Pop Artists, Volume I, 1965, published 1966, Museum of Modern Art #44
Allen Jones

Miss America from 11 Pop Artists, Volume I

Repère artisteborn 1937Date1965, published 1966CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition: 23 9/16 x 19 15/16" (59.8 x 50.6 cm); sheet: 23 7/8 x 19 15/16" (60.7 x 50.6cm)

La figure de Miss America condense concours de beauté, patriotisme et consommation; l’image brillante garde volontairement le malaise du stéréotype. Jones pousse les codes publicitaires du corps jusqu’à l’inconfort, rendant visibles leurs conventions de pose, de cadrage et de pouvoir. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1965, published 1966, l’œuvre associe Lithograph from a portfolio of ten screenprints (one with collage additions), and one lithograph à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Joe Tilson, Is This Che Guevara?, 1969, Museum of Modern Art #45
Joe Tilson

Is This Che Guevara?

Repère artiste1928–2023Date1969CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition: 39 7/8 x 23 11/16" (101.3 x 60.2 cm); sheet: 39 3/4 x 26 15/16" (101 x 68.4 cm)

Le portrait de Che Guevara devient question imprimée. Tilson interroge la vitesse avec laquelle une figure révolutionnaire peut être transformée en icône disponible. Tilson transforme la mise en page, le slogan et l’actualité politique en structures participatives qui refusent la passivité du regard. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1969, l’œuvre associe Screenprint with collage additions à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Joe Tilson, Cut Out and Send, 1968, Museum of Modern Art #46
Joe Tilson

Cut Out and Send

Repère artiste1928–2023Date1968CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition (irreg.): 37 × 25 1/4" (94 × 64.2 cm); sheet: 40 1/8 × 27 1/16" (101.9 × 68.8 cm)

L’impératif du titre imite le langage des magazines à découper; l’œuvre place le spectateur dans le rôle actif du consommateur et du monteur d’images. Tilson transforme la mise en page, le slogan et l’actualité politique en structures participatives qui refusent la passivité du regard. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1968, l’œuvre associe Screenprint with screenprinted collage additions à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Peter Phillips, Custom Print I from 11 Pop Artists, Volume I, 1965, published 1966, Museum of Modern Art #47
Peter Phillips

Custom Print I from 11 Pop Artists, Volume I

Repère artisteborn 1939Date1965, published 1966CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition and sheet: 24 x 20" (61 x 50.8cm)

Chromes, cadrans et fragments automobiles construisent une machine visuelle séduisante dont l’excès même révèle la rhétorique du désir industriel. Phillips compose avec les surfaces automobiles et les signes techniques un Pop britannique fasciné par la vitesse autant que par son artificiel. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1965, published 1966, l’œuvre associe Screenprint from a portfolio of ten screenprints (one with collage additions), and one lithograph à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Gerald Laing, Compact from 11 Pop Artists, Volume I, 1966, Museum of Modern Art #48
Gerald Laing

Compact from 11 Pop Artists, Volume I

Repère artiste1936–2011Date1966CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition: 22 3/8 x 19 7/8" (56.8 x 50.5 cm); sheet: 24 x 19 7/8" (60.9 x 50.5cm)

Le visage féminin, cadré comme dans une publicité, est traversé par la logique froide de l’impression; glamour et anonymat fonctionnent ensemble. Laing traduit photographies de presse, vedettes et machines en contrastes nets qui interrogent la fabrication médiatique de l’icône. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1966, l’œuvre associe Screenprint with collage additions from a portfolio of ten screenprints (one with collage additions), and one lithograph à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Gerald Laing, Starlet from Baby Baby Wild Things, 1968, Museum of Modern Art #49
Gerald Laing

Starlet from Baby Baby Wild Things

Repère artiste1936–2011Date1968CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition: 30 11/16 x 18 1/16" (77.9 x 45.9cm); sheet: 35 × 23" (88.9 × 58.4 cm)

La starlette apparaît comme une image de presse arrêtée au seuil de la célébrité; Laing accentue le contraste entre singularité du visage et diffusion mécanique. Laing traduit photographies de presse, vedettes et machines en contrastes nets qui interrogent la fabrication médiatique de l’icône. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1968, l’œuvre associe One from a portfolio of six screenprints à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Allan D'Arcangelo, Proposition Number 1, 1966, Museum of Modern Art #50
Allan D'Arcangelo

Proposition Number 1

Repère artiste1930–1998Date1966CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat6' 8 1/8" x 6' 8 1/8" (203.4 x 203.4 cm)

La voiture de course et les bandes directionnelles transforment la toile en panneau de circulation; vitesse, route et peinture partagent le même vocabulaire. D’Arcangelo fait de la route et de sa signalétique un alphabet pictural où le paysage américain se confond avec ses infrastructures. Dans les foyers britannique et européen, le Pop ne possède pas un style unique : collage, presse, musique et politique y produisent des réponses très différentes. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1966, l’œuvre associe Synthetic polymer paint on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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III
L’Amérique comme paysage d’images

Routes, intérieurs, nourriture, armes, outils et célébrités composent une archéologie visuelle de la société d’abondance.

Allan D'Arcangelo, Landscape I from 11 Pop Artists, Volume I, 1965, published 1966, Museum of Modern Art #51
Allan D'Arcangelo

Landscape I from 11 Pop Artists, Volume I

Repère artiste1930–1998Date1965, published 1966CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition and sheet: 24 x 19 7/8" (61 x 50.5cm)

D’Arcangelo réduit le paysage américain à une chaussée, un horizon et quelques signes. La perspective devient une expérience graphique de déplacement. D’Arcangelo fait de la route et de sa signalétique un alphabet pictural où le paysage américain se confond avec ses infrastructures. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1965, published 1966, l’œuvre associe Screenprint from a portfolio of ten screenprints (one with collage additions), and one lithograph à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Nicholas Krushenick, The Red Baron, January 1967, Museum of Modern Art #52
Nicholas Krushenick

The Red Baron

Repère artiste1929–1999DateJanuary 1967CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat8' 1/8" x 6' 3 1/4" (244.2 x 191.1 cm)

Des formes dures, des couleurs acides et un encadrement interne donnent à la surface l’énergie d’une affiche sans lui imposer de récit publicitaire précis. Krushenick associe aplats acides, contours puissants et énergie de l’affiche dans une abstraction proche du langage Pop sans sujet marchand obligatoire. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée January 1967, l’œuvre associe Synthetic polymer paint on shaped canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Nicholas Krushenick, James Bond Meets Pussy Galore from New York Ten, 1964, published 1965, Museum of Modern Art #53
Nicholas Krushenick

James Bond Meets Pussy Galore from New York Ten

Repère artiste1929–1999Date1964, published 1965CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition (irreg.): 18 3/4 x 16 7/8" (47.6 x 42.9 cm); sheet: 21 15/16 x 16 7/8" (55.8 x 42.9 cm)

Le titre emprunté à James Bond rencontre un dessin éclatant et frontal; Krushenick capte la vitesse, l’humour et l’agressivité visuelle de la culture de masse. Krushenick associe aplats acides, contours puissants et énergie de l’affiche dans une abstraction proche du langage Pop sans sujet marchand obligatoire. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1964, published 1965, l’œuvre associe Screenprint from a portfolio with seven screenprints, one etching, one lithograph, and one embossing à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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James Rosenquist, Doorstop, 1963, Museum of Modern Art #54
James Rosenquist

Doorstop

Repère artiste1933–2017Date1963CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat60 1/8" x 6' 11 7/8" x 16 3/4" (152.6 x 213 x 42.5 cm)

Un objet presque insignifiant est isolé et agrandi jusqu’à devenir une présence énigmatique; Rosenquist révèle la puissance abstraite du fragment commercial. Ancien peintre d’enseignes, Rosenquist utilise l’agrandissement publicitaire et le montage de fragments pour transformer l’abondance visuelle en expérience critique. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1963, l’œuvre associe Oil on canvas with light bulbs à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Robert Rauschenberg, First Landing Jump, 1961, Museum of Modern Art #55
Robert Rauschenberg

First Landing Jump

Repère artiste1925–2008Date1961CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat7' 5 1/8" x 6' x 8 7/8" (226.3 x 182.8 x 22.5 cm)

Pneu, ampoule, plaque et peinture s’enchaînent comme les vestiges d’une machine urbaine; l’assemblage conserve l’énergie d’un saut arrêté. Rauschenberg fait entrer objets, photographies et rebuts dans l’espace du tableau, où peinture et monde quotidien restent volontairement impossibles à séparer. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1961, l’œuvre associe Cloth, metal, leather, electric fixture, cable, and oil paint on board, with automobile tire and wood plank à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Andy Warhol, Before and After, 1961, Museum of Modern Art #56
Andy Warhol

Before and After

Repère artiste1928–1987Date1961CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat54 x 69 7/8" (137.2 x 177.5 cm)

Le schéma publicitaire d’une opération esthétique est séparé en avant et après; Warhol expose la promesse de transformation comme un simple dispositif graphique. Warhol traite la célébrité, la marchandise et la catastrophe avec les mêmes procédés de cadrage et de répétition, révélant la proximité entre désir public et circulation industrielle des images. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1961, l’œuvre associe Casein and pencil on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Andy Warhol, S&H Green Stamps, 1962, Museum of Modern Art #57
Andy Warhol

S&H Green Stamps

Repère artiste1928–1987Date1962CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat71 3/4 x 53 3/4" (182.3 x 136.6 cm)

La grille de timbres commerciaux confond peinture et prime de fidélité. La valeur artistique se mesure ironiquement à un signe conçu pour encourager l’achat. Warhol traite la célébrité, la marchandise et la catastrophe avec les mêmes procédés de cadrage et de répétition, révélant la proximité entre désir public et circulation industrielle des images. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1962, l’œuvre associe Silkscreen ink on synthetic polymer paint on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Andy Warhol, Self-Portrait, 1966, Museum of Modern Art #58
Andy Warhol

Self-Portrait

Repère artiste1928–1987Date1966CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatEach canvas 22 1/2 x 22 1/2" (57.2 x 57.2 cm), overall 67 5/8 x 67 5/8" (171.7 x 171.7 cm)

Le visage de l’artiste surgit en contrastes violents, mais la sérigraphie le tient à distance; l’autoportrait se présente déjà comme une marque publique. Warhol traite la célébrité, la marchandise et la catastrophe avec les mêmes procédés de cadrage et de répétition, révélant la proximité entre désir public et circulation industrielle des images. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1966, l’œuvre associe Silkscreen ink on synthetic polymer paint on nine canvases à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Andy Warhol, Ten-Foot Flowers, 1967, Museum of Modern Art #59
Andy Warhol

Ten-Foot Flowers

Repère artiste1928–1987Date1967CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat9' 7" x 9' 7" (292.2 x 292.2 cm)

Les fleurs, agrandies et répétées, semblent immédiatement décoratives. Leur beauté plate masque pourtant une réflexion sur la série, la couleur et l’effacement de l’auteur. Warhol traite la célébrité, la marchandise et la catastrophe avec les mêmes procédés de cadrage et de répétition, révélant la proximité entre désir public et circulation industrielle des images. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1967, l’œuvre associe Silkscreen ink on synthetic polymer paint on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Andy Warhol, Hammer and Sickle, 1976, Museum of Modern Art #60
Andy Warhol

Hammer and Sickle

Repère artiste1928–1987Date1976CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat10' x 13' 4" (304.8 x 406.4 cm)

Le symbole politique est cadré comme un produit et répété comme une marque; l’idéologie rejoint ainsi la même économie visuelle que la soupe ou la star. Warhol traite la célébrité, la marchandise et la catastrophe avec les mêmes procédés de cadrage et de répétition, révélant la proximité entre désir public et circulation industrielle des images. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1976, l’œuvre associe Silkscreen ink on synthetic polymer paint on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Roy Lichtenstein, Pistol, 1964, Museum of Modern Art #61
Roy Lichtenstein

Pistol

Repère artiste1923–1997Date1964CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat82 x 49" (208.3 x 124.4 cm)

L’arme est isolée dans un vocabulaire précis, sans profondeur, emprunté à l’imprimé. La neutralité apparente rend sa menace plus directe. Lichtenstein ne copie pas simplement la bande dessinée : il reconstruit ses signes à la main pour analyser la manière dont l’imprimé fabrique émotion, mouvement et autorité. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1964, l’œuvre associe Felt à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Roy Lichtenstein, Tire, 1962, Museum of Modern Art #62
Roy Lichtenstein

Tire

Repère artiste1923–1997Date1962CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat68 x 58" (172.7 x 147.3 cm)

Le pneu occupe presque tout le champ comme un signe noir. Son banal réalisme industriel produit paradoxalement une image proche de l’abstraction. Lichtenstein ne copie pas simplement la bande dessinée : il reconstruit ses signes à la main pour analyser la manière dont l’imprimé fabrique émotion, mouvement et autorité. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1962, l’œuvre associe Oil on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Roy Lichtenstein, Modern Painting with Bolt, 1967, Museum of Modern Art #63
Roy Lichtenstein

Modern Painting with Bolt

Repère artiste1923–1997Date1967CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat68 1/4 x 68 3/8" (173.2 x 173.5 cm)

Le boulon devient l’événement d’une peinture qui cite le langage de la machine et celui de l’abstraction moderne avec la même distance ironique. Lichtenstein ne copie pas simplement la bande dessinée : il reconstruit ses signes à la main pour analyser la manière dont l’imprimé fabrique émotion, mouvement et autorité. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1967, l’œuvre associe Magna and oil on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Roy Lichtenstein, Artist's Studio "The Dance", 1974, Museum of Modern Art #64
Roy Lichtenstein

Artist's Studio "The Dance"

Repère artiste1923–1997Date1974CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat8' 1/8" x 10' 8 1/8" (244.3 x 325.5 cm)

Lichtenstein reconstruit l’atelier à travers des citations de Matisse et de son propre vocabulaire; l’histoire de l’art entre dans la logique du décor imprimé. Lichtenstein ne copie pas simplement la bande dessinée : il reconstruit ses signes à la main pour analyser la manière dont l’imprimé fabrique émotion, mouvement et autorité. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1974, l’œuvre associe Oil and magna on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Roy Lichtenstein, Mirror #10, 1970, Museum of Modern Art #65
Roy Lichtenstein

Mirror #10

Repère artiste1923–1997Date1970CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat24" (61 cm) in diameter

Le miroir ne reflète rien de précis : cercles, trames et arcs suffisent à représenter sa brillance. L’objet devient une convention visuelle mise à nu. Lichtenstein ne copie pas simplement la bande dessinée : il reconstruit ses signes à la main pour analyser la manière dont l’imprimé fabrique émotion, mouvement et autorité. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1970, l’œuvre associe Oil and magna on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Tom Wesselmann, Great American Nude, 47, 1963, Museum of Modern Art #66
Tom Wesselmann

Great American Nude, 47

Repère artiste1931–2004Date1963CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat48 3/8 x 65 5/8" (122.9 x 166.7 cm)

La série du nu américain varie cadrage, échelle et accessoires; cette version montre comment le corps peut être construit par les mêmes codes qu’une annonce. Wesselmann réinvente le nu et la nature morte avec les codes nets de la publicité, tout en exposant la manière dont le désir moderne est cadré et consommé. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1963, l’œuvre associe Acrylic with cut-and-pasted paper and fabric on wood panel à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Tom Wesselmann, Smoker, 1 (Mouth, 12), 1967, Museum of Modern Art #67
Tom Wesselmann

Smoker, 1 (Mouth, 12)

Repère artiste1931–2004Date1967CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatOverall 9' 7/8" x 7' 1" (276.6 x 216 cm)

La bouche et la cigarette sont recadrées jusqu’à devenir un emblème autonome; sensualité, habitude et publicité se confondent dans le même fragment. Wesselmann réinvente le nu et la nature morte avec les codes nets de la publicité, tout en exposant la manière dont le désir moderne est cadré et consommé. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1967, l’œuvre associe Oil on canvas, in two parts à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Tom Wesselmann, Still Life #57, 1969-70, Museum of Modern Art #68
Tom Wesselmann

Still Life #57

Repère artiste1931–2004Date1969-70CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatOverall 10' 3 1/8" x 16' 2 7/8" x 6' (312.5 x 495 x 182.8 cm)

Télévision, nourriture et objets domestiques s’empilent dans une profondeur comprimée. La nature morte classique devient inventaire de l’abondance moderne. Wesselmann réinvente le nu et la nature morte avec les codes nets de la publicité, tout en exposant la manière dont le désir moderne est cadré et consommé. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1969-70, l’œuvre associe Oil on canvas and base of acrylic paint on carpet, in six sections à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Claes Oldenburg, Two Cheeseburgers, with Everything (Dual Hamburgers), 1962, Museum of Modern Art #69
Claes Oldenburg

Two Cheeseburgers, with Everything (Dual Hamburgers)

Repère artisteborn Sweden. 1929–2022Date1962CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat7 x 14 3/4 x 8 5/8" (17.8 x 37.5 x 21.8 cm)

Deux hamburgers entièrement garnis sont agrandis et rendus en toile peinte. Le repas rapide acquiert la présence tactile d’un couple de sculptures. Oldenburg modifie l’échelle, la matière et la rigidité des objets ordinaires afin de rendre étrange ce que l’habitude faisait paraître transparent. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1962, l’œuvre associe Burlap soaked in plaster, painted with enamel à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Claes Oldenburg, Giant Soft Fan, 1966-67, Museum of Modern Art #70
Claes Oldenburg

Giant Soft Fan

Repère artisteborn Sweden. 1929–2022Date1966-67CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatFan, approximately 10' x 58 7/8" x 61 7/8" (305 x 149.5 x 157.1 cm), plus cord and plug 24' 3 1/4" (739.6 cm) long

Le ventilateur géant se plie et s’affaisse, comme privé de sa fonction mécanique; le monument domestique devient un corps vulnérable. Oldenburg modifie l’échelle, la matière et la rigidité des objets ordinaires afin de rendre étrange ce que l’habitude faisait paraître transparent. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1966-67, l’œuvre associe Vinyl filled with foam rubber, wood, metal, and plastic tubing à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Claes Oldenburg, Store Poster, 1961, Museum of Modern Art #71
Claes Oldenburg

Store Poster

Repère artisteborn Sweden. 1929–2022Date1961CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition: 19 1/8 x 24 3/8" (48.6 x 62 cm); sheet: 20 x 25 15/16" (50 x 66 cm)

L’affiche annonce The Store avec la rudesse d’une devanture peinte. Elle marque le moment où Oldenburg transforme le commerce en exposition et l’exposition en boutique. Oldenburg modifie l’échelle, la matière et la rigidité des objets ordinaires afin de rendre étrange ce que l’habitude faisait paraître transparent. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1961, l’œuvre associe Lithograph with watercolor additions à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Robert Indiana, Art, 1992, Museum of Modern Art #72
Robert Indiana

Art

Repère artiste1928–2018Date1992CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New York

Le mot ART adopte la monumentalité colorée d’un logo. Indiana ramène ainsi l’institution artistique au même régime visuel que LOVE ou une enseigne. Indiana construit une poésie publique à partir de mots courts, de chiffres et de formes proches de l’enseigne, entre mémoire personnelle et langage collectif. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1992, l’œuvre associe Etching and aquatint à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Robert Indiana, Moon, 1960, Museum of Modern Art #73
Robert Indiana

Moon

Repère artiste1928–2018Date1960CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat6' 6" x 17 1/8" x 10 1/4" (198.1 x 43.5 x 26 cm)

Le croissant lunaire est construit comme une forme d’enseigne usée; poésie cosmique et matérialité de l’objet trouvé restent inséparables. Indiana construit une poésie publique à partir de mots courts, de chiffres et de formes proches de l’enseigne, entre mémoire personnelle et langage collectif. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1960, l’œuvre associe Acrylic gesso on wood beam with wood-and-iron wheels and concrete à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Wayne Thiebaud, Pies from Delights, 1964, published 1965, Museum of Modern Art #74
Wayne Thiebaud

Pies from Delights

Repère artiste1920–2021Date1964, published 1965CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatplate: 3 15/16 x 4 7/8" (10 x 12.4 cm); sheet: 15 x 11" (38.1 x 27.9 cm)

Les tartes sont rangées comme des unités de vitrine, mais leurs différences de surface empêchent la série de devenir mécanique. Thiebaud peint les aliments ordinaires avec une matière et une lumière attentives, maintenant ensemble séduction commerciale et observation picturale. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1964, published 1965, l’œuvre associe Etching and aquatint from a portfolio of seventeen etchings à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Wayne Thiebaud, Boston Cremes from Seven Still Lifes and a Silver Landscape, 1970, published 1971, Museum of Modern Art #75
Wayne Thiebaud

Boston Cremes from Seven Still Lifes and a Silver Landscape

Repère artiste1920–2021Date1970, published 1971CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition: 13 9/16 x 20 5/16" (34.5 x 51.6 cm); sheet: 22 7/16 x 30 1/16" (57 x 76.4 cm)

Les pâtisseries circulaires, vues avec précision, transforment la douceur alimentaire en étude de volumes, d’ombres et de rythmes. Thiebaud peint les aliments ordinaires avec une matière et une lumière attentives, maintenant ensemble séduction commerciale et observation picturale. Cette œuvre appartient au moment où le vocabulaire Pop se diversifie : intérieur, corps, nourriture, route et langage deviennent des laboratoires de cadrage et de répétition. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1970, published 1971, l’œuvre associe Linoleum cut from a portfolio of two etchings, two linoleum cuts, two lithographs, and two screenprints à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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IV
Appropriation et héritages

De Dine, Segal et Kusama à Haring, Basquiat, Koons et Axell, le vocabulaire Pop se déplace vers le corps, la rue, l’identité et la valeur.

Jim Dine, Car Crash I, 1960, Museum of Modern Art #76
Jim Dine

Car Crash I

Repère artisteborn 1935Date1960CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition (irreg.): 20 3/4 × 19 1/4" (52.7 × 48.9 cm); sheet: 29 1/2 × 22 1/8" (75 × 56.2 cm)

Dine traite l’accident par une suite de signes heurtés plutôt que par une narration; la voiture devient l’emblème sombre d’une modernité désirée et dangereuse. Dine revient à quelques objets personnels — outil, palette, cœur ou peignoir — qu’il soumet à la répétition sans effacer leur charge autobiographique. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1960, l’œuvre associe One from a series of six lithographs à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Jim Dine, Colored Palette, 1963, Museum of Modern Art #77
Jim Dine

Colored Palette

Repère artisteborn 1935Date1963CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition (irreg.): 17 3/8 x 13 3/16" (44.2 x 33.5cm); sheet: 31 1/2 x 22 7/8" (80 x 58.1cm)

La palette d’artiste est représentée comme un objet-signature. L’outil traditionnel rejoint la franchise des couleurs industrielles et du motif reproductible. Dine revient à quelques objets personnels — outil, palette, cœur ou peignoir — qu’il soumet à la répétition sans effacer leur charge autobiographique. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1963, l’œuvre associe Lithograph à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Jim Dine, The Woodcut Bathrobe, 1975, Museum of Modern Art #78
Jim Dine

The Woodcut Bathrobe

Repère artisteborn 1935Date1975CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition: 33 11/16 x 24 5/8" (85.6 x 62.5 cm); sheet: 36 5/16 x 24 5/8" (92 x 62.5 cm)

Le peignoir vide tient lieu d’autoportrait monumental; sa silhouette familière permet à Dine d’unir intimité, série et puissance graphique. Dine revient à quelques objets personnels — outil, palette, cœur ou peignoir — qu’il soumet à la répétition sans effacer leur charge autobiographique. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1975, l’œuvre associe Woodcut and lithograph à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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George Segal, The Bus Driver, 1962, Museum of Modern Art #79
George Segal

The Bus Driver

Repère artiste1924–2000Date1962CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatOverall 7' 5" x 51 5/8" x 6' 4 3/4" (226 x 131 x 195 cm)

Le conducteur grandeur nature et son poste réel donnent au quotidien une présence silencieuse. Segal transforme l’anonyme en monument sans idéalisation. Segal donne aux gestes anonymes du quotidien l’échelle de la sculpture publique tout en conservant leur silence et leur vulnérabilité. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1962, l’œuvre associe Plaster over cheesecloth; bus parts including coin box, steering wheel, driver's seat, railing, and dashboard, over wood and cinder blocks à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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George Segal, Portrait of Sidney Janis with Mondrian Painting, 1967, Museum of Modern Art #80
George Segal

Portrait of Sidney Janis with Mondrian Painting

Repère artiste1924–2000Date1967CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatfigure 66" (167.6 cm) high; easel 67" (170 cm) high; overall, 69 7/8 x 56 1/4 x 27 1/4" (177.3 x 142.8 x 69.1 cm)

Le portrait sculpté dialogue avec une peinture de Mondrian; le collectionneur réel entre physiquement dans l’histoire de l’abstraction et de son marché. Segal donne aux gestes anonymes du quotidien l’échelle de la sculpture publique tout en conservant leur silence et leur vulnérabilité. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1967, l’œuvre associe Plaster figure with Mondrian's "Composition," 1933, on an easel à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Öyvind Fahlström, Eddie (Sylvie's brother) in the Desert (Variable Collage), New York 1966, Museum of Modern Art #81
Öyvind Fahlström

Eddie (Sylvie's brother) in the Desert (Variable Collage)

Repère artisteborn Brazil. 1928–1976DateNew York 1966CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat35 1/4 x 50 1/2" (89.5 x 128.1 cm)

Personnages, mots et éléments mobiles composent un paysage politique instable. Fahlström traite l’actualité comme un jeu dont les règles restent contestables. Fahlström transforme l’information politique en cartes et éléments variables, faisant de l’image un système à manipuler plutôt qu’un message à recevoir. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée New York 1966, l’œuvre associe Movable screenprinted paper cutouts over screenprinted cutouts pasted on painted wood panel à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Öyvind Fahlström, Mao-Hope March, 1966, Museum of Modern Art #82
Öyvind Fahlström

Mao-Hope March

Repère artisteborn Brazil. 1928–1976Date1966CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat4:30 min.

La figure de Mao, la marche et l’idée d’espoir sont organisées comme des éléments manipulables; propagande et jeu critique se superposent. Fahlström transforme l’information politique en cartes et éléments variables, faisant de l’image un système à manipuler plutôt qu’un message à recevoir. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1966, l’œuvre associe 16mm film transferred to video (black and white, sound) à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Yayoi Kusama, Accumulation No. 1, 1962, Museum of Modern Art #83
Yayoi Kusama

Accumulation No. 1

Repère artisteborn 1929Date1962CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat37 x 39 x 43" (94 x 99.1 x 109.2 cm)

Le fauteuil couvert d’excroissances souples devient à la fois mobilier, corps et prolifération obsessionnelle; le domestique bascule dans un monde organique. Kusama transforme répétition et prolifération en expérience psychique; son œuvre rejoint le Pop par l’objet et la série tout en conservant une logique profondément personnelle. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1962, l’œuvre associe Sewn stuffed fabric, paint, and chair fringe à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Richard Artschwager, Seated Group, 1962, Museum of Modern Art #84
Richard Artschwager

Seated Group

Repère artiste1923–2013Date1962CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat42 x 60" (106.7 x 152.4 cm)

Le groupe assis est réduit à une image froide et compacte où le faux bois rend l’espace familier artificiel, comme une photographie devenue meuble. Artschwager brouille peinture, sculpture, meuble et photographie en recouvrant les formes familières de matières artificielles. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1962, l’œuvre associe Charcoal and synthetic polymer paint on Celotex à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Richard Artschwager, Double Sitting, 1988, Museum of Modern Art #85
Richard Artschwager

Double Sitting

Repère artiste1923–2013Date1988CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat6' 3 3/8" x 67 7/8" (192 x 172.3 cm) including painted wood frame

Deux silhouettes se font face dans un décor comprimé; la matière imitant le mobilier transforme la scène en objet mental plutôt qu’en intérieur habitable. Artschwager brouille peinture, sculpture, meuble et photographie en recouvrant les formes familières de matières artificielles. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1988, l’œuvre associe Synthetic polymer paint on board and paint on formica à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Alex Katz, Upside Down Ada, 1965, Museum of Modern Art #86
Alex Katz

Upside Down Ada

Repère artisteborn 1927Date1965CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat51 3/8 x 64" (130.6 x 162.6 cm)

Le portrait d’Ada est retourné sans perdre sa présence. Katz démontre que quelques aplats nets suffisent à maintenir une identité malgré la perturbation du cadre. Katz simplifie le portrait jusqu’à l’aplat sans renoncer à la présence individuelle; sa froideur apparente repose sur une observation très précise. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1965, l’œuvre associe Oil on linen à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Alex Katz, Lita, 1964, Museum of Modern Art #87
Alex Katz

Lita

Repère artisteborn 1927Date1964CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat60 x 60 1/8" (152.4 x 153 cm)

Le visage monumental et calme échappe à l’anecdote; le cadrage proche emprunte à la publicité tout en préservant une distance méditative. Katz simplifie le portrait jusqu’à l’aplat sans renoncer à la présence individuelle; sa froideur apparente repose sur une observation très précise. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1964, l’œuvre associe Oil on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Larry Rivers, Lucky Strike in the Mirror (Lucky Strike I), 1961, Museum of Modern Art #88
Larry Rivers

Lucky Strike in the Mirror (Lucky Strike I)

Repère artiste1923–2002Date1961CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition (irreg.): 19 5/8 x 14 1/8" (49.8 x 35.9 cm); sheet: 30 1/4 x 22 1/4" (76.9 x 56.5 cm)

Le paquet de cigarettes et son reflet deviennent une nature morte moderne où marque, mémoire et illusion picturale se répondent. Rivers mêle virtuosité du dessin, marques commerciales et citations historiques dans une peinture qui conserve l’instabilité du collage. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1961, l’œuvre associe Lithograph à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Larry Rivers, Dutch Masters, 1964-68 (published 1968)., Museum of Modern Art #89
Larry Rivers

Dutch Masters

Repère artiste1923–2002Date1964-68 (published 1968).CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition (irreg.): 18 7/8 x 17 3/4" (47.9 x 45.1 cm); sheet: 18 1/2 x 17 3/4" (47 x 45.1 cm)

Rivers détourne l’imagerie du cigare et de la publicité pour construire une composition où la marchandise sert aussi de commentaire sur la peinture. Rivers mêle virtuosité du dessin, marques commerciales et citations historiques dans une peinture qui conserve l’instabilité du collage. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1964-68 (published 1968)., l’œuvre associe Lithograph, offset printed à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Richard Pettibone, Andy Warhol, "Marilyn Monroe," 1964, 1968, Museum of Modern Art #90
Richard Pettibone

Andy Warhol, "Marilyn Monroe," 1964

Repère artiste1938–2024Date1968CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat5 1/4 x 5 1/4" (13.3 x 13.3 cm)

Pettibone réduit le Marilyn de Warhol à une petite réplique minutieuse; l’appropriation devient une question d’échelle, d’auteur et de circulation des icônes. Pettibone fait de la copie réduite un outil critique : ressemblance, signature et valeur se révèlent dépendre d’un contexte. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1968, l’œuvre associe Silkscreen ink on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Keith Haring, Totem, 1989, Museum of Modern Art #91
Keith Haring

Totem

Repère artiste1958–1990Date1989CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition (overall, irreg.): 73 5/8 x 21 7/8" (187 x 55.5 cm); sheet (overall): 76 3/4 x 35 1/16" (195 x 89 cm); sheet (each, irreg.): 25 9/16 x 35 1/16" (65 x 89 cm)

Les figures schématiques s’emboîtent dans une verticalité énergique. La lisibilité immédiate du signe permet à Haring d’unir danse, corps et espace public. Haring développe un langage de signes immédiatement lisibles pour inscrire corps, énergie et questions sociales dans l’espace public. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1989, l’œuvre associe Woodcut on three sheets à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Keith Haring, Untitled from an untitled series, 1989, Museum of Modern Art #92
Keith Haring

Untitled from an untitled series

Repère artiste1958–1990) (American, born 1981Date1989CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatplate: 6 × 4 15/16" (15.2 × 12.5 cm); sheet: 14 1/4 × 12 5/8" (36.2 × 32 cm)

Le trait continu organise personnages et mouvements sans hiérarchie; l’image paraît spontanée mais repose sur un vocabulaire extrêmement maîtrisé. Haring développe un langage de signes immédiatement lisibles pour inscrire corps, énergie et questions sociales dans l’espace public. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1989, l’œuvre associe One from a series of eleven etchings à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Jean-Michel Basquiat, Untitled, 1983, Museum of Modern Art #93
Jean-Michel Basquiat

Untitled

Repère artiste1960–1988Date1983CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition and overall: 57 5/8 x 75 9/16" (146.4 x 192 cm)

Basquiat superpose corps, mots et signes comme sur un mur de mémoire. La surface refuse le fini publicitaire tout en affrontant directement la circulation des images. Basquiat fait entrer histoire de l’art, anatomie, musique, économie et expérience noire dans des surfaces où mots et figures se contestent mutuellement. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1983, l’œuvre associe Screenprint on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Jean-Michel Basquiat, Untitled, From Leonardo, 1983, Museum of Modern Art #94
Jean-Michel Basquiat

Untitled, From Leonardo

Repère artiste1960–1988Date1983CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition and sheet (each): 34 3/4 x 26 1/16" (88.2 x 76.2 cm)

Les références anatomiques de Léonard sont fragmentées, annotées et réinventées; savoir savant, rue et autobiographie se rencontrent sans ordre stable. Basquiat fait entrer histoire de l’art, anatomie, musique, économie et expérience noire dans des surfaces où mots et figures se contestent mutuellement. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1983, l’œuvre associe Series of five screenprints à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Jeff Koons, Pink Panther, 1988, Museum of Modern Art #95
Jeff Koons

Pink Panther

Repère artisteborn 1955Date1988CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat41 x 20 1/2 x 19" (104.1 x 52 x 48.2 cm)

La star de dessin animé enlace une femme glamour dans une porcelaine volontairement luxueuse; goût populaire, désir et prestige marchand sont pris dans le même sourire. Koons pousse la finition industrielle et la séduction de l’objet jusqu’à révéler les mécanismes du goût, du luxe et de la valeur. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1988, l’œuvre associe Porcelain on formica base à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Jeff Koons, Three Ball 50/50 Tank (Two Dr. J. Silver Series, One Wilson Supershot), 1985, Museum of Modern Art #96
Jeff Koons

Three Ball 50/50 Tank (Two Dr. J. Silver Series, One Wilson Supershot)

Repère artisteborn 1955Date1985CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat60 5/8 x 48 3/4 x 13 1/4" (154 x 123.9 x 33.6 cm)

Trois ballons de basket restent suspendus dans des aquariums parfaitement équilibrés. L’objet sportif ordinaire acquiert l’autorité distante d’un spécimen. Koons pousse la finition industrielle et la séduction de l’objet jusqu’à révéler les mécanismes du goût, du luxe et de la valeur. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. Le cadrage isole le motif jusqu’à le rendre à la fois immédiatement reconnaissable et étrangement détaché de son usage quotidien. Datée 1985, l’œuvre associe Glass, painted steel, distilled water, plastic, and three basketballs à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Edward Ruscha, OOF, 1962 (reworked 1963), Museum of Modern Art #97
Edward Ruscha

OOF

Repère artisteborn 1937Date1962 (reworked 1963)CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat71 1/2 x 67" (181.5 x 170.2 cm)

Trois lettres massives occupent presque toute la toile. Le mot devient bruit, forme et couleur, sans perdre l’humour brutal d’une interjection. Ruscha traite mots, routes et architectures commerciales comme des motifs capables d’unir humour sec, espace cinématographique et mémoire de l’Ouest. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La répétition transforme la ressemblance en rythme et fait apparaître les écarts que l’image industrielle prétend habituellement effacer. Datée 1962 (reworked 1963), l’œuvre associe Oil on canvas à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Edward Ruscha, Standard Station, 1966, Museum of Modern Art #98
Edward Ruscha

Standard Station

Repère artisteborn 1937Date1966CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatcomposition: 19 5/8 x 36 15/16" (49.6 x 93.8 cm); sheet: 25 5/8 x 39 15/16" (65.1 x 101.5 cm)

La station-service est étirée par une diagonale spectaculaire et un ciel incandescent; l’architecture commerciale devient paysage mythique de l’Ouest. Ruscha traite mots, routes et architectures commerciales comme des motifs capables d’unir humour sec, espace cinématographique et mémoire de l’Ouest. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. Le changement d’échelle déplace le sujet du monde ordinaire vers une confrontation physique avec le spectateur. Datée 1966, l’œuvre associe Screenprint à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Evelyne Axell, Axell-ération, 1965, Museum of Modern Art #99
Evelyne Axell

Axell-ération

Repère artiste1935–1972Date1965CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormat22 1/16 x 26 3/8" (56 × 67 cm), including painted artist's frame

Axell transforme vitesse, corps et couleur en une image libérée du regard publicitaire masculin; la peinture Pop devient espace d’affirmation sensuelle. Axell réinvestit le vocabulaire brillant du Pop depuis le désir féminin, en refusant que le corps reste un simple produit du regard masculin. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La couleur simplifie la lecture tout en accentuant la tension entre séduction visuelle, distance critique et fabrication du désir. Datée 1965, l’œuvre associe Oil on canvas in artist's frame à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Idelle Weber, Untitled, 1968–1970, Museum of Modern Art #100
Idelle Weber

Untitled

Repère artiste1932 – 2020Date1968–1970CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New YorkFormatoverall (each): 4 × 4 × 4" (10.2 × 10.2 × 10.2 cm)

Les silhouettes anonymes, prises dans la transparence d’un cube, transforment le langage des bureaux et des flux urbains en volume social. Weber observe les silhouettes standardisées du travail moderne et transforme l’anonymat administratif en rythme visuel. Dans les prolongements du mouvement, elle montre que l’appropriation, la culture populaire et l’objet industriel continuent d’agir bien au-delà des années 1960. La surface conserve les traces de transfert, de collage ou d’assemblage qui empêchent l’image de se réduire à une simple reproduction. Datée 1968–1970, l’œuvre associe Multiple of screenprint on acrylic cube à une réflexion sur la circulation, la répétition et la transformation des images ordinaires.

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Ce que révèle le classement

Le Pop Art est moins un style qu’une méthode de regard

Aplats nets et couleurs franches ne sont que la partie la plus visible du mouvement. Sa véritable cohérence vient du prélèvement, du montage, de la répétition et du changement d’échelle appliqués aux images déjà présentes dans la vie quotidienne.

01

L’image précède l’œuvre

Photographies de presse, emballages, cases de comics et logos sont choisis parce qu’ils possèdent déjà une histoire publique.

02

La série déplace la valeur

Répéter une même forme rapproche l’atelier de l’usine, mais rend aussi visibles les écarts, les accidents et l’usure du regard.

03

La séduction reste critique

Brillance, humour et couleurs attirent avant de révéler les rapports entre consommation, violence, célébrité et pouvoir.

Repères historiques

Cinq dates pour comprendre le Pop Art

1947Paolozzi et le mot POP

Les collages de la série Bunk! assemblent magazines américains, pin-up, aviation, nourriture et publicité.

1956This Is Tomorrow

L’exposition londonienne fait de l’environnement médiatique et domestique un sujet central de l’avant-garde britannique.

1962New York accélère

Warhol, Lichtenstein, Rosenquist, Wesselmann et Oldenburg imposent presque simultanément marchandises, comics et objets quotidiens.

1964L’objet devient monument

Brillo Box, F-111 et les sculptures molles montrent que l’image Pop peut occuper tout l’espace du musée.

1980Le langage se transmet

Appropriation, rue, luxe et médias prolongent le Pop chez Haring, Basquiat, Koons et de nombreux artistes contemporains.

Le Pop en profondeur

Comment regarder une œuvre Pop ?

Commencez par chercher la source. Une photographie de presse, un emballage, une case de bande dessinée ou une enseigne n’est jamais reprise innocemment. Son déplacement vers le musée modifie sa fonction et révèle les habitudes visuelles qu’elle transportait déjà.

Observez le cadrage. Warhol, Lichtenstein, Rosenquist et Wesselmann isolent souvent un fragment — bouche, arme, visage ou produit — jusqu’à lui faire perdre son récit d’origine. L’image devient plus lisible et plus étrange au même moment.

Comparez les répétitions. Deux sérigraphies ou deux objets semblables ne sont jamais parfaitement identiques. Les variations d’encrage, de couleur, d’alignement et d’échelle montrent que la série industrielle reste traversée par l’accident et la décision.

Regardez enfin la matière. Encaustique, toile souple, assemblage, vinyle, porcelaine, bois peint et véritable vitrine empêchent de réduire le Pop à une reproduction plate. L’image la plus connue conserve toujours un poids, une texture et un espace propres.

Quatre clés de lecture

Regarder derrière le logo

Source, cadrage, répétition et matière permettent de distinguer une simple image colorée d’une œuvre qui analyse réellement la culture de masse.

Source

Identifier l’image prélevée

Cherchez la photographie, la publicité, le comic ou l’objet dont l’œuvre reprend le langage et demandez ce que le nouveau contexte lui fait dire.

Cadre

Observer ce qui est coupé

Le Pop agrandit souvent un détail jusqu’à supprimer le récit d’origine; le fragment devient alors signe autonome.

Série

Comparer les écarts

Répétition ne signifie pas identité parfaite : couleur, encrage, position et densité modifient la charge de chaque occurrence.

Matière

Distinguer image et objet

Encaustique, toile souple, assemblage, sérigraphie ou porcelaine rappellent que l’icône reproduite possède toujours un corps matériel.

Questions fréquentes

Le Pop Art sans clichés

Les réponses essentielles sur ses origines britanniques, son rapport à la publicité, la sérigraphie, l’objet et ses prolongements contemporains.

Quand et où le Pop Art apparaît-il ?

Ses prémices se développent en Grande-Bretagne à la fin des années 1940 et pendant les années 1950, notamment autour d’Eduardo Paolozzi, Richard Hamilton et de l’Independent Group. Le mouvement prend une ampleur spectaculaire à New York au début des années 1960.

Pourquoi Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi sont-ils essentiels ?

Leurs collages examinent très tôt l’abondance des magazines américains, de la publicité, de la technologie, du cinéma et des biens domestiques. Ils donnent au Pop un cadre critique avant son explosion commerciale américaine.

Le Pop Art célèbre-t-il la société de consommation ?

Il peut sembler fasciné par ses couleurs et son efficacité, mais cette séduction reste ambiguë. Répétition, cadrage et changement d’échelle rendent également visibles la standardisation, la violence médiatique et la fabrication du désir.

Pourquoi la sérigraphie devient-elle si importante ?

Elle permet de transférer et de répéter une photographie avec rapidité. Warhol l’utilise pour rapprocher l’atelier de la chaîne de production, tout en laissant apparaître décalages, manques d’encre et différences entre les exemplaires.

Quelle différence entre Pop Art britannique et américain ?

Le foyer britannique privilégie d’abord le collage, l’analyse des médias et une certaine distance ironique. Aux États-Unis, l’échelle, la frontalité et le rapport direct à la marchandise deviennent plus spectaculaires, même si les échanges entre les deux scènes sont nombreux.

Jasper Johns et Rauschenberg sont-ils vraiment Pop ?

Ils sont souvent considérés comme des précurseurs ou des artistes néo-dada. Leurs drapeaux, cibles, combines et objets trouvés rendent toutefois possible l’attention Pop aux signes déjà connus et au monde quotidien.

Pourquoi inclure Kusama, Haring, Basquiat et Koons ?

Ils montrent les héritages du mouvement plutôt qu’un Pop historique strict. Série, culture urbaine, appropriation, objet industriel et célébrité continuent chez eux à produire de nouveaux enjeux liés à l’identité, au luxe ou à l’espace public.

Pourquoi le Pop Art reste-t-il actuel ?

Parce que ses questions — répétition, célébrité, consommation, appropriation et circulation accélérée des images — structurent encore la culture visuelle contemporaine. Les réseaux sociaux ont changé les outils, non la tension entre image privée, signe public et marchandise.

Le classement finit, les images continuent

Le Pop Art, miroir actif de nos images

Ces cent œuvres montrent que le Pop Art ne se contente pas d’abolir une frontière entre culture savante et culture populaire. Il demande qui produit les images, comment elles se répètent, ce qu’elles font désirer et de quelle manière elles transforment une personne, un accident ou un objet en signe collectif. Les boîtes de soupe, drapeaux, comics, routes et corps ne sont donc pas des sujets légers opposés à une peinture sérieuse : ils constituent l’archive concrète d’une société qui apprend à vivre au milieu des reproductions. Les prolongements contemporains confirment cette intuition. De la rue au luxe, de la télévision aux réseaux, la question Pop reste ouverte chaque fois qu’une image familière revient sous une forme capable de nous faire regarder autrement.

Voir les œuvres au Whitney Museum

0 マク テケル .

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