Biographie géographique · Pays-Bas, Angleterre, Belgique, France
Les maisons de Van Gogh : toutes ses adresses, de Zundert à l’Auberge Ravoux
Une vie de trente-sept ans, quatre pays, vingt et une villes et une succession vertigineuse de presbytères, pensions, chambres louées, ateliers et institutions.
Ce guide distingue les maisons encore debout, les bâtiments détruits, les emplacements discutés et les lieux réellement visitables. Il suit chaque étape résidentielle connue sans transformer une incertitude d’archives en fausse adresse précise.
selon la Maison
de Van Gogh



Réponse courte
Combien de maisons Van Gogh a-t-il habitées ?
Le chiffre le plus souvent cité est trente-huit adresses, mais il ne s’agit pas de trente-huit maisons toutes identifiées et encore visibles.
Van Gogh ne posséda jamais une maison. Jusqu’à sa mort, il habita chez ses parents ou son frère, loua des chambres meublées, partagea des pensions modestes et transforma parfois un logement précaire en atelier. Sa seule tentative de foyer vraiment personnel fut la Maison jaune d’Arles : il voulait y associer vie quotidienne, travail et communauté d’artistes. L’expérience ne dura que quelques mois.
Dire « toutes ses adresses » exige donc une méthode. Nous incluons les domiciles principaux, les pensions identifiées, les retours prolongés chez sa famille, les chambres d’hôpital qui remplacèrent temporairement son logement et les trois derniers jours passés chez Theo à Paris. En revanche, une adresse de travail, un café fréquenté ou la maison d’un ami ne devient pas automatiquement une résidence. La maison du docteur Gachet, par exemple, est essentielle à Auvers mais Van Gogh n’y habitait pas.
Les noms de rues ont changé, les villes ont renuméroté leurs maisons et plusieurs bâtiments ont disparu. À Anvers, « 194 rue des Images » correspond à l’ancienne numérotation de la Lange Beeldekensstraat ; à Hoogeveen, deux emplacements sont encore débattus ; à Londres et dans le Paris de 1875, les premières chambres ne sont tout simplement pas connues. Ces blancs ne sont pas des défauts de l’histoire : ils montrent la condition mobile et peu documentée d’un jeune employé, instituteur puis prédicateur sans fortune.
La dernière étape est la mieux préservée. L’Auberge Ravoux, aujourd’hui Maison de Van Gogh, présente toujours la petite chambre n° 5 sous les combles. Le site officiel la décrit comme l’unique domicile du peintre conservé dans son état originel. Les autres lieux visitables sont des bâtiments remaniés, des reconstructions de chambre, des musées installés sur l’emplacement d’une maison disparue ou des extérieurs privés.
Le chiffre de référence
L’Auberge Ravoux compte trente-sept adresses avant Auvers. Il faut le lire comme un total biographique, non comme un inventaire cadastral définitif.
Nos étapes détaillées
Les retours à Zundert, Londres, Etten et Arles ainsi que les séjours hospitaliers sont distingués pour rendre le parcours compréhensible.
Une maison intacte
La chambre de l’Auberge Ravoux reste le témoignage résidentiel le plus authentique ; beaucoup d’autres façades ont été modifiées ou détruites.
Chronologie complète
Quarante et une étapes résidentielles, de 1853 à 1890
Les numéros historiques sont conservés quand ils sont documentés. Le statut décrit le bâtiment, pas seulement l’emplacement.
| N° | Dates | Ville | Adresse ou logement | Ce qu’il faut savoir | Statut |
|---|---|---|---|---|---|
| 01 | 1853–1864 | Zundert | Presbytère, Markt 26 | Maison natale et enfance. Le musée actuel occupe le site, mais le bâtiment d’origine a été démoli. | site visitable |
| 02 | 1864–1866 | Zevenbergen | Zandweg 40A, aujourd’hui Stationsstraat 16 | Pensionnat de Jan Provily. Le bâtiment existe encore mais n’est plus une école. | debout |
| 03 | 1866–1868 | Tilburg | Famille Hannik, Korvel 57 ; site actuel Sint Annaplein 18–19 | Logement pendant les études au collège Willem II. La maison a disparu. | disparue |
| 04 | 1868–1869 | Zundert | Retour au presbytère, Markt 26 | Dix-huit mois chez ses parents avant son premier emploi à La Haye. | site visitable |
| 05 | 1869–1873 | La Haye | Pension Roos, Lange Beestenmarkt 32 | Première longue pension pendant son apprentissage chez Goupil & Cie. | disparue |
| 06 | mai–août 1873 | Londres | Pension de banlieue, adresse inconnue | Premier logement londonien ; les archives ne permettent pas de lui attribuer un numéro fiable. | inconnue |
| 07 | 1873–1874 | Londres | 87 Hackford Road | Pension de Sarah-Ursula Loyer. Maison conservée et devenue Van Gogh House London. | visitable selon programme |
| 08 | août–oct. 1874 | Londres | Pension Parker, Ivy Cottage, Kennington Road | La page dédiée de Van Gogh Route donne le n° 395 ; une autre page du même réseau mentionne 295. Le bâtiment a disparu. | numéro discuté |
| 09 | oct.–déc. 1874 | Paris | Transfert temporaire chez Goupil, logement non identifié | Un court séjour professionnel, insuffisamment documenté sur le plan résidentiel. | inconnue |
| 10 | janv.–mai 1875 | Londres | Retour à la pension Parker, Kennington Road | Van Gogh revient chez les Parker après son transfert parisien. | disparue |
| 11 | 1875–1876 | Paris | Petite chambre à Montmartre, adresse inconnue | Il travaille à la succursale parisienne de Goupil ; aucune adresse certaine n’est conservée. | inconnue |
| 12 | 1–13 avr. 1876 | Etten | Presbytère, Roosendaalseweg 4 | Retour familial après son licenciement de Goupil. | maison disparue |
| 13 | avr.–juin 1876 | Ramsgate | 11 Spencer Square | Il loge à l’école de William Stokes où il est assistant instituteur. | emplacement documenté |
| 14 | juin–déc. 1876 | Isleworth | Linkfield House, 183 Twickenham Road | L’école Stokes déménage près de Londres ; Van Gogh y enseigne puis prêche. | emplacement documenté |
| 15 | janv.–mai 1877 | Dordrecht | Tolbrugstraat Waterzijde A312 | Chambre chez la famille Rijken pendant son emploi en librairie. Maison démolie en 1964. | disparue |
| 16 | mai 1877–juil. 1878 | Amsterdam | Chez l’oncle Jan, Grote Kattenburgerstraat 3 | Il prépare sans succès l’examen d’entrée en théologie sur le terrain de l’arsenal naval. | transformée / disparue |
| 17 | juil.–août 1878 | Etten | Presbytère, Roosendaalseweg 4 | Brève transition chez ses parents avant l’école évangélique de Bruxelles. | maison disparue |
| 18 | août–nov. 1878 | Laeken | Famille Plugge, 6 chemin de Halage | Pension pendant sa période d’essai comme évangéliste. | site transformé |
| 19 | déc. 1878 | Pâturages | Chez Benjamin Vanderhaegen, 39 rue de l’Église | Logement de quelques semaines chez l’évangéliste-colporteur. | adresse historique |
| 20 | 1878–1879 | Wasmes | Famille Denis, 81 rue du Petit-Wasmes ; aujourd’hui rue Wilson 221 | Maison du fermier Jean-Baptiste Denis au cœur du Borinage minier. | conservée / restaurée |
| 21 | août 1879–juil. 1880 | Cuesmes | Chez Édouard Francq, 5 rue du Pavillon | Van Gogh partage le quotidien d’une famille de mineur et dessine les environs. | disparue |
| 22 | juil.–oct. 1880 | Cuesmes | Famille Decrucq, 3 rue du Pavillon | La Maison Van Gogh dite Maison du Marais conserve la mémoire du moment où il choisit l’art. | musée |
| 23 | oct. 1880–avr. 1881 | Bruxelles | 72 boulevard du Midi | Une petite chambre sombre, utilisée pendant ses premiers apprentissages systématiques du dessin. | disparue |
| 24 | avr.–nov. 1881 | Etten | Presbytère, Roosendaalseweg 4 | Premier véritable atelier familial dans l’annexe ; rupture après le conflit autour de Kee Vos. | maison disparue |
| 25 | janv.–juil. 1882 | La Haye | Schenkweg 138 | Premières pièces louées comme logement et atelier indépendant. | disparue |
| 26 | juil. 1882–sept. 1883 | La Haye | Schenkweg 136, ensuite Schenkstraat 13 | Logement plus grand partagé avec Sien Hoornik et ses enfants. | disparue |
| 27 | sept.–oct. 1883 | Hoogeveen | Pension Hartsuiker : Pesserstraat 24 ou Grote Kerkstraat 51 | Deux identifications concurrentes subsistent ; toute certitude absolue serait trompeuse. | emplacement débattu |
| 28 | oct.–déc. 1883 | Nieuw-Amsterdam / Veenoord | Pension Scholte, District E n° 34 ; aujourd’hui Van Goghstraat 1 | La partie avant est conservée et la chambre de Van Gogh a été reconstituée. | musée |
| 29 | 21–25 déc. 1883 | La Haye | Kosthuis No. 1, Assendelftstraat 16 | Très bref retour pour emballer et expédier ses dessins laissés chez Sien. | disparue |
| 30 | déc. 1883–mai 1885 | Nuenen | Presbytère, De Berg F523 ; aujourd’hui Berg 26 | Chez ses parents, avec une petite pièce transformée en atelier. Maison existante, privée. | extérieur visible |
| 31 | mai–nov. 1885 | Nuenen | Atelier loué aux Schafrat | Deux pièces servent désormais de logement et d’atelier après la mort de son père. | disparu |
| 32 | nov. 1885–févr. 1886 | Anvers | 194 rue des Images ; actuelle Lange Beeldekensstraat 224 | Chambre et petit atelier chez la famille Brandel. Bâtiment conservé, non visitable. | debout / privé |
| 33 | mars–juin 1886 | Paris | Chez Theo, rue Laval | Appartement trop petit pour un chevalet ; le numéro exact est moins solidement documenté que la rue. | adresse partielle |
| 34 | juin 1886–févr. 1888 | Paris | 54 rue Lepic | Grand appartement partagé avec Theo, avec vue sur les toits de Montmartre. | debout / privé |
| 35 | févr.–mai 1888 | Arles | Hôtel-Restaurant Carrel, 30 rue de la Cavalerie ; actuelle rue Amédée-Pichot | Première chambre arlésienne et terrasse couverte utilisée comme atelier. | disparu |
| 36 | mai–sept. 1888 | Arles | Café de la Gare, 30 place Lamartine | Pension des époux Ginoux, en attendant que la Maison jaune soit habitable. | transformé / disparu |
| 37 | sept. 1888–mai 1889 | Arles | Maison jaune, place Lamartine | Atelier loué dès mai, puis domicile à partir de septembre. Détruit par les bombardements de 1944. | détruite |
| 38 | déc. 1888–mai 1889 | Arles | Ancien Hôtel-Dieu, actuelle Espace Van Gogh | Séjours hospitaliers successifs entre des retours à la Maison jaune. | cour visitable |
| 39 | mai 1889–mai 1890 | Saint-Rémy | Saint-Paul-de-Mausole, chemin Saint-Paul | Chambre de malade et pièce-atelier séparée. Reconstitution accessible dans la partie culturelle. | site visitable |
| 40 | 17–19 mai 1890 | Paris | Chez Theo et Jo, 8 cité Pigalle | Trois jours en famille entre la sortie de Saint-Rémy et le départ pour Auvers. | site privé |
| 41 | 20 mai–29 juil. 1890 | Auvers-sur-Oise | Auberge Ravoux, chambre n° 5, 52–56 rue du Général-de-Gaulle | Dernier domicile. La mansarde est conservée et ouverte à la visite pendant la saison. | visitable |
1853–1869 · Brabant
Trois enfances : le presbytère, le pensionnat, la chambre d’étudiant
Avant l’artiste nomade, il y a un fils de pasteur formé entre jardin familial, discipline scolaire et premiers départs.


Zundert n’est pas la maison originale
La confusion est fréquente. On visite aujourd’hui un musée de naissance installé sur la parcelle du presbytère où Vincent naquit le 30 mars 1853. Le bâtiment actuel fut construit après la disparition de la maison familiale. Le jardin, l’église voisine, le cimetière où reposait le frère mort-né portant lui aussi le prénom Vincent et le paysage agricole restent les principaux repères matériels.
À onze ans, le départ pour Zevenbergen introduit une expérience qui reviendra toute sa vie : la chambre louée et le sentiment de n’être que de passage. À Tilburg, il vit chez la famille Hannik tout en suivant les cours du collège Willem II. La maison de Korvel 57 a disparu, mais le site est signalé ; l’ancienne salle de dessin de l’école est aujourd’hui le Vincents Tekenlokaal.
Ces adresses ne produisent pas encore les grands tableaux, mais elles forment une mémoire de pièces, de jardins et de chemins. À Saint-Rémy, des décennies plus tard, Van Gogh écrira qu’il revoyait en pensée chaque chambre de Zundert, les plantes du jardin et les champs environnants.

1869–1881 · Employé, instituteur, prédicateur
De La Haye au Borinage : vivre chez les autres
Van Gogh traverse les pensions de commerce, les écoles anglaises, le foyer d’un oncle et les maisons de mineurs avant de se déclarer artiste.





La pension comme monde
À La Haye puis Londres, le jeune employé observe familles, clients, rues et habitudes nationales. La pension Loyer lui donne un sentiment de foyer ; la déception amoureuse associée à Eugenie assombrit ensuite le séjour.
L’école comme logement
À Ramsgate et Isleworth, la frontière entre travail et domicile disparaît. Il dort dans l’institution où il enseigne, marche beaucoup et commence à prêcher dans les quartiers voisins.
La maison de mineur
Dans le Borinage, il abandonne la distance sociale du prédicateur. Les logements modestes de Wasmes et Cuesmes deviennent le lieu d’une identification aux ouvriers et d’une crise de vocation.
La chambre d’apprenti
À Bruxelles, il ne veut plus devenir marchand d’art ni pasteur. La chambre minuscule se transforme en atelier de fortune : copies, anatomie, perspective et travail acharné.
1881–1888 · Naissance du peintre
La Haye, Drenthe, Nuenen, Anvers, Paris : chaque chambre change la peinture
Le logement devient atelier, la fenêtre devient motif et le quartier entre directement dans l’œuvre.







Le vrai tournant domestique est Nuenen
À La Haye, Van Gogh apprend à tenir un atelier et tente une vie de famille avec Sien. Dans le Drenthe, la chambre d’auberge ouvre sur un paysage de tourbières et de cabanes. Mais à Nuenen, pour la première fois, il dispose du temps, des modèles et d’un espace suffisamment stable pour construire un projet pictural d’ampleur.
Le presbytère est tendu : son père accepte mal sa trajectoire et les conflits familiaux sont constants. Van Gogh déplace progressivement son activité vers les pièces louées au sacristain catholique Johannes Schafrat. Là, il pose des paysans, rassemble des études de têtes et prépare Les Mangeurs de pommes de terre.
À Anvers, la chambre regarde des arrière-cours ; à Paris, le 54 rue Lepic ouvre au contraire sur l’air et les toits. Entre les deux, la palette passe des terres brunes et verts profonds à des contrastes de bleu, orange, rouge et jaune. Lire notre article sur Van Gogh à Paris.
1888–1890 · Arles, Saint-Rémy, Auvers
Les trois dernières chambres : un rêve, une institution, une mansarde
La Maison jaune, Saint-Paul-de-Mausole et l’Auberge Ravoux condensent toute la tension entre autonomie, soin et travail.






Le foyer rêvé
La Maison jaune devait être l’Atelier du Midi, un lieu où des artistes vivraient et travailleraient ensemble. Gauguin y séjourne neuf semaines ; la crise de décembre 1888 brise le projet.
La chambre surveillée
Van Gogh entre volontairement à Saint-Paul-de-Mausole. Le cadre limite ses déplacements, mais la pièce-atelier et le jardin soutiennent une production exceptionnelle.
Trois jours en famille
À sa sortie, il retrouve Theo, Jo et leur fils Vincent Willem au 8 cité Pigalle. Cette halte très brève précède le choix d’Auvers, plus calme et proche du docteur Gachet.
La dernière mansarde
La chambre n° 5 est nue, éclairée par une lucarne et trop petite pour peindre de grands formats. Van Gogh travaille dehors et conserve ses toiles dans une autre pièce.
Voyage sur ses pas
Huit lieux résidentiels à voir aujourd’hui
« Visiter une maison » peut signifier entrer dans une chambre, voir une façade privée ou découvrir un musée construit sur l’emplacement original.

Auberge Ravoux, chambre n° 5
Le dernier domicile est le lieu résidentiel le plus émouvant et le mieux préservé. La visite guidée comprend la chambre de Vincent, celle du peintre Anton Hirschig et une projection consacrée à son séjour à Auvers.
Pour la saison 2026, le site officiel annonce l’ouverture de la chambre du 4 mars au 22 novembre, du mercredi au dimanche. Vérifiez les horaires et réservations avant le déplacement.
Informations officielles →
Vincent van GoghHuis
Le musée occupe le site du presbytère natal, non la maison originale. L’église et le cimetière permettent de replacer l’enfance dans le village.
Comprendre le site →
Van Gogh House London
Le 87 Hackford Road accueille expositions, projets d’artistes et événements. L’accès dépend de la programmation : ce n’est pas une maison-musée ouverte en permanence.
Voir le réseau patrimonial →
Maison Van Gogh
La Maison du Marais évoque les mois décisifs où Van Gogh passe de la mission religieuse au dessin. Elle est l’un des rares logements de la période belge accessibles.
Voir l’adresse →
Van Gogh Huis Drenthe
La partie avant de l’ancienne pension est conservée et la chambre a été reconstituée. Le paysage de canaux et de tourbières prolonge la visite.
Voir l’adresse →
Le presbytère et Van Gogh Village
Le presbytère de Berg 26 ne se visite pas. Le musée du village, l’église, le jardin et les nombreux sites peints offrent toutefois le parcours le plus dense de la période néerlandaise.
Explorer Nuenen en peinture →
Saint-Paul-de-Mausole
La partie culturelle présente une reconstitution de la chambre et le cloître. Une clinique demeure en activité : la visite doit respecter cette fonction de soin.
Explorer Saint-Rémy →
De la chambre aux champs
Après la mansarde, marchez vers l’église, la maison du docteur Gachet, la rue Daubigny, les champs du plateau et les tombes de Vincent et Theo.
Explorer Auvers en peinture →Conseil de voyage
Les maisons privées ne doivent être observées que depuis l’espace public. Les horaires, restaurations et modalités d’accès changent : consultez toujours le site officiel de chaque lieu avant de vous déplacer. Une plaque n’autorise ni entrée ni photographie de l’intérieur.
Lire les maisons dans les tableaux
Ce que les logements révèlent de la peinture
Les adresses ne sont pas une simple annexe biographique : elles expliquent la taille des œuvres, les modèles disponibles, la palette et le rapport au paysage.
La fenêtre est un cadre
À Anvers, Paris et Saint-Rémy, la vue depuis la chambre ou l’atelier structure directement des tableaux. Fenêtre, balcon et lucarne transforment la ville ou le jardin en composition.
Le loyer règle le format
Une petite chambre limite les toiles, le stockage et les modèles. Les pièces plus vastes de Nuenen et Arles rendent possibles séries, portraits et projets décoratifs.
La maison fournit les modèles
Familles de pensionnaires, voisins, paysans, propriétaires et médecins entrent dans l’œuvre. Les Ravoux, les Ginoux, les De Groot et Sien sont liés à des adresses précises.
L’intérieur devient manifeste
La Chambre n’est pas un relevé neutre. Van Gogh simplifie les objets et infléchit la perspective pour exprimer une idée de repos, de couleur et de foyer.
Le départ relance la palette
Chaque déplacement force une nouvelle réponse : bruns du Brabant, gris du Borinage, verts du Drenthe, contrastes parisiens, jaunes d’Arles, bleus de Saint-Rémy.
Les adresses en peinture
Sept œuvres pour suivre Van Gogh de maison en maison
Les reproductions relient chaque période à son espace de travail : Nuenen, Paris, Arles, Saint-Rémy et Auvers.

Les Mangeurs de pommes de terre
Le grand projet né entre le presbytère, l’atelier Schafrat et la maison de la famille De Groot.
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La Chambre à Arles
L’intérieur le plus célèbre de l’histoire de l’art, peint comme une image de repos et d’identité.
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Autoportrait au chapeau de feutre
La couleur parisienne et l’économie d’un peintre qui se prend lui-même pour modèle.
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La Maison jaune
Le seul foyer que Van Gogh aménagea à son idée et le cœur du projet d’Atelier du Midi.
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La Nuit étoilée
Une vue reconstruite à partir du paysage de l’asile, de la mémoire et d’un ciel volontairement amplifié.
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L’Église d’Auvers
À quelques minutes de l’Auberge Ravoux, l’architecture réelle devient instable, nocturne et presque vivante.
Voir l’œuvre →
Champ de blé aux corbeaux
Un paysage tardif du plateau, souvent présenté à tort comme son dernier tableau certain.
Voir l’œuvre →Collections importantes
Explorer Van Gogh par adresse, période et motif
Chaque collection prolonge un segment du voyage et relie les lieux aux tableaux qui y furent conçus.
Vincent van Gogh
Pays-BasPériode de Nuenen
MontmartreVan Gogh à Paris
Maison jauneVan Gogh à Arles
Asile et jardinSaint-Rémy
Derniers moisAuvers-sur-Oise
AtelierAutoportraits
DehorsPaysages de Van Gogh
AmsterdamMusée Van Gogh
MouvementPostimpressionnisme
Sélection100 Van Gogh populaires
Chefs-d’œuvreTableaux célèbres
Poursuivre le voyage
Six articles pour entrer dans les maisons par les œuvres
Paris, Arles, Saint-Rémy et Auvers forment les chapitres les mieux documentés de la dernière trajectoire.
La couleur explose
Rue Lepic, ateliers, avant-garde et transformation de la palette entre 1886 et 1888.
ArlesQuinze mois dans le Midi
Hôtels, Café de la Gare, Maison jaune, Gauguin et grands motifs provençaux.
IntérieurLa Chambre à Arles
Les trois versions, la perspective, les couleurs et le mobilier de la Maison jaune.
Saint-RémyLe ciel en vrille
Chambre, jardin clos, oliviers, cyprès et travail pendant le séjour à Saint-Paul.
AuversLes derniers tableaux
Soixante-dix jours entre l’Auberge Ravoux, le docteur Gachet et les champs du Vexin.
Maison jauneLes Tournesols
Une décoration conçue pour la chambre de Gauguin et devenue l’emblème d’Arles.
BoutiqueCollection Auvers
Église, champs, jardins, maisons et portraits de la dernière période.
BoutiqueCollection Arles
La Chambre, la Maison jaune, les cafés, le Rhône, les vergers et les Tournesols.
Questions fréquentes
FAQ sur les maisons de Van Gogh
Combien d’adresses Van Gogh a-t-il eues ?
Le site officiel de l’Auberge Ravoux indique trente-sept autres adresses avant son dernier domicile, soit trente-huit au total. Le nombre varie selon la méthode : retours dans une même maison, pensions très brèves et séjours hospitaliers peuvent être comptés séparément. Notre chronologie distingue quarante et une étapes résidentielles pour rendre ces mouvements visibles.
Quelle est la maison natale de Van Gogh ?
Van Gogh est né dans le presbytère de Zundert, sur le site de l’actuel Markt 26. Le bâtiment original a été démoli ; le Vincent van GoghHuis occupe aujourd’hui la parcelle dans une construction datant de 1903.
Quelle maison de Van Gogh peut-on visiter dans son état original ?
L’Auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise, et surtout la chambre n° 5, constitue le domicile le plus fidèlement préservé. Le site officiel la présente comme l’unique maison où Van Gogh vécut conservée dans son état originel.
La Maison jaune d’Arles existe-t-elle encore ?
Non. Le bâtiment de la place Lamartine a été gravement endommagé pendant les bombardements alliés de 1944 puis démoli. L’emplacement peut être repéré, mais la maison visible dans le tableau n’existe plus.
Peut-on visiter la chambre de Van Gogh à Arles ?
Il n’existe pas de chambre originale conservée dans la Maison jaune. Des reconstitutions muséographiques existent ailleurs, notamment au musée Van Gogh d’Amsterdam selon les expositions. À Arles, on peut visiter la cour de l’ancien hôpital devenue Espace Van Gogh.
Où Van Gogh vivait-il à Paris ?
Au printemps 1886, il rejoint Theo dans un petit appartement rue Laval. En juin, les deux frères déménagent au 54 rue Lepic, à Montmartre, où Vincent reste jusqu’à son départ pour Arles en février 1888.
Où Van Gogh vivait-il à Londres ?
Sa première pension de 1873 n’est pas identifiée. Il habita ensuite au 87 Hackford Road chez Ursula Loyer, puis chez les Parker à Ivy Cottage sur Kennington Road. Le numéro Parker est donné comme 395 par la page dédiée de Van Gogh Route, tandis qu’une autre page mentionne 295 ; la maison a disparu.
Van Gogh vivait-il chez le docteur Gachet ?
Non. À Auvers, il rendait visite au docteur Gachet et peignit sa maison et son jardin, mais il louait la chambre n° 5 de l’Auberge Ravoux, près de la mairie.
Dans quelle maison Van Gogh a-t-il peint Les Mangeurs de pommes de terre ?
Le tableau fut préparé à Nuenen grâce à de nombreuses études des paysans De Groot. Van Gogh travaillait alors entre le presbytère familial et l’atelier loué aux Schafrat ; la scène représentée se situe dans la maison de la famille De Groot, qui n’était pas son domicile.
Van Gogh a-t-il été propriétaire de la Maison jaune ?
Non. Il la loua à partir de mai 1888, d’abord comme atelier puis comme logement à partir de septembre. Il payait le loyer avec l’aide financière de Theo.
Quelles maisons sont les plus intéressantes à visiter ?
Pour une première route, privilégiez le Vincent van GoghHuis à Zundert, le Van Gogh Huis Drenthe à Veenoord, Van Gogh Village à Nuenen, la Maison Van Gogh de Cuesmes, Saint-Paul-de-Mausole et surtout l’Auberge Ravoux. À Londres, le 87 Hackford Road dépend de la programmation.
Quelle fut la dernière adresse de Van Gogh ?
L’Auberge Ravoux, chambre n° 5, place de la Mairie, aujourd’hui 52–56 rue du Général-de-Gaulle à Auvers-sur-Oise. Il y vécut du 20 mai jusqu’à sa mort le 29 juillet 1890.
Sources vérifiées
Archives, itinéraires patrimoniaux et informations officielles
Les adresses et dates ont été confrontées en priorité à Van Gogh Route, Van Gogh Europe, la chronologie de l’Art Institute of Chicago et la Maison de Van Gogh.
Maisons et pensions
Fiches localisées, anciennes numérotations, dates de séjour, état des bâtiments et lettres associées.
Art Institute of ChicagoNomadic Life Timeline
Chronologie illustrée des déménagements, chambres, ateliers et œuvres produites.
Van Gogh EuropeHeritage Sites
Réseau européen des lieux patrimoniaux liés à la vie et au travail du peintre.
Maison de Van GoghAuberge Ravoux
Adresse actuelle, saison 2026, visite de la chambre n° 5 et chiffre des autres domiciles.
ZundertPresbytère natal
Dates des deux séjours et distinction entre la maison détruite et le musée actuel.
Londres87 Hackford Road
Pension Loyer, dates de résidence et état actuel du bâtiment.
DrentheAdresse Hartsuiker
Présentation transparente des deux emplacements proposés à Hoogeveen.
AuversDernier domicile
Installation à l’auberge, chambre, famille Ravoux et derniers mois du peintre.
Van Gogh n’a presque jamais eu de maison à lui. Il a pourtant transformé chaque chambre en point de départ vers le monde.
Du jardin de Zundert à la lucarne de l’Auberge Ravoux, les adresses racontent moins une collection de façades qu’une manière de travailler : observer depuis une fenêtre, marcher jusqu’au motif, revenir peindre dans une pièce trop petite, puis repartir.
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