Chatou · île des Impressionnistes · 1880–1881

Renoir à Chatou : Maison Fournaise et Déjeuner des canotiers

Sur un balcon dominant la Seine, Renoir réunit amis, modèles, canotiers et mondains. La Maison Fournaise devient le théâtre d’une œuvre qui donne au loisir moderne l’ampleur d’une grande composition classique.

Ce guide relie le lieu, la famille Fournaise, le canotage, les quatorze figures du tableau et la fabrication patiente d’une scène devenue symbole du bonheur impressionniste.

Le Déjeuner des canotiers peint par Renoir sur le balcon de la Maison Fournaise à Chatou
Quatorze figures, quatre groupes, une table au premier plan et la Seine derrière la balustrade : le désordre apparent est une construction très précise.
1857installation des Fournaise
1868–1884Renoir fréquente Chatou
14figures dans le tableau
130 × 176dimensions approximatives en cm

La réponse courte

Pourquoi Chatou est-il essentiel dans l’œuvre de Renoir ?

Chatou offre à Renoir un concentré de vie moderne : la Seine, le chemin de fer, les bateaux, les terrasses, les élégantes, les sportifs et les déjeuners qui prolongent l’après-midi. À quelques kilomètres de Paris, le peintre trouve une lumière de plein air sans renoncer aux figures, aux conversations et aux vêtements contemporains qui l’intéressent autant que le paysage.

La Maison Fournaise réunit ces motifs en un seul lieu. Alphonse Fournaise père y construit et loue des embarcations ; son épouse dirige le restaurant ; leurs enfants Alphonse et Alphonsine accueillent les visiteurs. Renoir dispose ainsi de modèles, de points de vue sur le fleuve et d’un balcon où la société parisienne se met elle-même en scène.

Le Déjeuner des canotiers, peint en 1880–1881, est l’aboutissement de cette expérience. Il ne montre pas une foule anonyme, mais un cercle de personnes réelles — Aline Charigot, Gustave Caillebotte, Alphonse Fournaise fils, Alphonsine Fournaise et d’autres proches — rassemblées dans une composition longuement travaillée. Le tableau appartient aujourd’hui à la Phillips Collection de Washington.

À retenir : le tableau original n’est pas conservé au Musée Fournaise. Le musée présente l’histoire du lieu, des collections et un parcours immersif ; le chef-d’œuvre appartient à la Phillips Collection.

La campagne à portée de train

Chatou invente un paysage où l’industrie, le sport et le dimanche coexistent

Pont du chemin de fer à Chatou peint par Renoir
Le chemin de fer n’abolit pas la nature : il rend possible la nouvelle géographie des loisirs autour de Paris.

Le loisir moderne a besoin d’une infrastructure moderne

Au XIXe siècle, le train rapproche les bords de Seine de la capitale. Les Parisiens peuvent quitter la ville pour une journée, déjeuner, louer une yole, danser, se baigner et revenir le soir. Cette mobilité transforme des villages riverains en destinations de loisir et crée de nouveaux sujets pour les peintres.

Dans les tableaux de Chatou, les ponts, les voies ferrées et les bateaux ne sont pas des intrusions regrettables dans un paysage intact. Ils signalent la modernité même que les impressionnistes cherchent à peindre. L’eau réfléchit le ciel et les coques ; la fumée et la vapeur modifient l’atmosphère ; le passage d’un train rappelle la vitesse nouvelle du monde.

La tenue des canotiers possède également une dimension moderne. Maillots clairs, chapeaux de paille et vêtements pratiques distinguent le temps du sport de celui de la ville. Femmes et hommes participent à cette culture du plein air, même si les codes sociaux et les contraintes vestimentaires demeurent très différents.

RER avant l’heureSeineyolespont ferroviaireguinguettedimanche

Une entreprise familiale

La Maison Fournaise combine chantier naval, location de bateaux, restaurant et sociabilité

1857

Le chantier

Alphonse Fournaise père, charpentier de bateaux, installe son atelier sur l’île de Chatou tandis que son épouse développe une activité de restauration.

Le fils

Alphonse

Canotier robuste à la barbe rousse, il aide les clientes à embarquer et incarne pour Renoir la culture sportive des bords de Seine.

La fille

Alphonsine

Elle accueille la clientèle, devient une figure charismatique de la maison et pose à plusieurs reprises pour Renoir.

Plus qu’une guinguette

Le mot évoque la musique et les repas populaires, mais la Maison Fournaise accueille des milieux mêlés : sportifs, artistes, écrivains, bourgeois et amateurs de fêtes nautiques.

Madame Fournaise dirige la cuisine ; son mari organise notamment des joutes sur l’eau. L’établissement associe ainsi le service, la restauration et l’accès au fleuve. Renoir n’a pas besoin d’inventer un décor de loisirs : il observe une entreprise où le bateau passe naturellement du chantier à la rivière, puis le canotier de l’effort au déjeuner.

Les peintres ne sont pas les seuls à fréquenter les lieux. Maupassant connaît les bords de Seine et transpose leur agitation dans ses nouvelles. Caillebotte est à la fois peintre, collectionneur et navigateur passionné. Degas est proche d’Alphonsine. Le restaurant devient un carrefour où la culture artistique rencontre des pratiques physiques et sociales très concrètes.

Le balcon visible dans Le Déjeuner des canotiers a été transformé peu avant 1880 : agrandissement et remplacement d’une rambarde en bois par une balustrade en fer forgé. Cette architecture légère permet à Renoir d’encadrer les figures tout en maintenant l’ouverture vers la Seine.

Près de quinze années

De La Grenouillère au grand balcon, Renoir peint environ trente œuvres autour de Chatou

La Grenouillère peinte par Renoir près de Chatou en 1869
À La Grenouillère, Renoir et Monet testent une touche rapide capable de saisir l’eau, les reflets et une foule en mouvement.

1868–1884 : un territoire d’apprentissage

Renoir découvre probablement Chatou en 1868. Non loin de là, il travaille avec Claude Monet à La Grenouillère, sur l’île de Croissy. Les deux jeunes peintres observent le même établissement de bains et de canotage, mais leurs tableaux ne sont pas identiques : chacun organise différemment les figures, l’eau et les touches colorées.

Renoir revient ensuite régulièrement chez les Fournaise. Il peint les membres de la famille, la Seine, les ponts, les canotiers et les terrasses. Selon le Musée Fournaise, environ trente toiles sont liées à Chatou. Cette durée explique pourquoi Le Déjeuner des canotiers paraît si naturel : il condense plus d’une décennie de familiarité avec les lieux.

En 1875, Le Déjeuner des rameurs montre déjà un repas au restaurant Fournaise. En 1881, Les Deux Sœurs ferme pratiquement le cycle avec deux figures devant les bateaux et la végétation de Chatou. Entre ces œuvres, Renoir passe d’une scène relativement libre à des compositions de plus en plus ambitieuses et stables.

Chatou n’est donc pas un épisode isolé entre Montmartre et les grands portraits. C’est un laboratoire où Renoir apprend à unir le paysage impressionniste et la figure monumentale.

Une ambition supérieure à ses forces

Le Déjeuner des canotiers veut faire tenir la vie moderne dans une grande peinture

1880–1881

Renoir commence l’œuvre à la fin de l’été 1880 et la poursuit jusqu’en 1881. Dans une lettre à Paul Bérard, il confie la difficulté d’un tableau qu’il désirait depuis longtemps.

La toile mesure environ 130 sur 176 centimètres. Ce format dépasse largement celui d’une pochade de plein air. Il oblige à coordonner de nombreuses figures, une nature morte, l’architecture du balcon et un paysage. Renoir veut conserver la sensation immédiate d’un déjeuner tout en maîtrisant une composition comparable, par son ambition, aux grands repas de la tradition.

Le musée Fournaise souligne l’admiration de Renoir pour Véronèse et Raphaël. La référence ne transforme pas les canotiers en personnages mythologiques. Elle lui fournit une question : comment donner de la continuité, de la variété et de la noblesse à un groupe contemporain sans figer les attitudes ?

La réponse consiste à éviter une seule conversation centrale. Les regards circulent, les corps se tournent, certains personnages se penchent et d’autres se redressent. Le spectateur ne reçoit pas une scène expliquée, mais un réseau d’échanges. La lumière et la couleur lient ce que les dialogues séparent.

Le tableau semble saisir une seconde heureuse ; sa réussite vient pourtant de mois de travail, de séances séparées et d’une composition continuellement révisée.

Quatorze présences

Qui sont les personnages du Déjeuner des canotiers ?

Figure ou groupe Identification généralement proposée Rôle dans la composition Indice visuel
Bas gauche Aline Charigot, future épouse de Renoir Elle ferme le premier plan et introduit une scène affectueuse distincte des conversations. Elle joue avec un petit chien posé près de la table.
Debout à gauche Alphonse Fournaise fils Sa grande silhouette verticale forme un pilier à l’entrée du balcon. Maillot clair, chapeau de paille et barbe rousse.
À la balustrade Alphonsine Fournaise Elle ouvre la composition vers le fleuve et relie la famille au groupe des invités. Accoudée, attentive à un homme placé de dos.
Bas droite Gustave Caillebotte Son corps incliné crée une diagonale énergique vers le centre de la table. Canotier en maillot blanc et chapeau de paille.
Centre, chapeau haut Charles Ephrussi Il incarne le monde du collectionneur et de la conversation mondaine. Tenue sombre et chapeau haut-de-forme.
Groupe de droite Actrice Ellen Andrée, journaliste Maggiolo et proches Les gestes et regards accélèrent la conversation près du bord de la toile. Verre levé, mains animées, profils rapprochés.
Prudence : plusieurs identifications reposent sur des comparaisons, des souvenirs et des hypothèses. Il est préférable de parler d’identifications généralement admises plutôt que d’une distribution entièrement certaine.

Un désordre construit

La diagonale de la table, les poteaux et les regards empêchent la foule de se disperser

Canotiers à Chatou par Pierre-Auguste Renoir
Le canotier à la barbe rousse reprend Alphonse Fournaise fils, déjà présent dans le grand déjeuner.

Quatre groupes, une seule scène

La longue table blanche part du bas de l’image et conduit vers le centre. Elle fonctionne comme une scène inclinée sur laquelle s’alignent bouteilles, verres, assiettes et fruits. Les personnages se répartissent de part et d’autre, sans former une rangée frontale.

À gauche, les Fournaise établissent un cadre stable. À droite, les conversations deviennent plus serrées et plus mobiles. Caillebotte, assis à califourchon sur sa chaise, projette son torse vers le centre. Aline, au contraire, replie l’attention vers le petit chien. Ces mouvements opposés produisent un équilibre vivant.

Les poteaux verticaux de la terrasse, la balustrade et les lignes de l’auvent empêchent la composition de devenir flottante. Le décor ne se contente pas d’indiquer la Maison Fournaise : il tient ensemble les figures. Renoir peut donc varier les poses sans perdre la structure générale.

Enfin, les regards créent des liens invisibles. Peu de personnages regardent le spectateur. Chacun appartient à une conversation, à une observation ou à un instant de retrait. Nous sommes placés assez près pour partager la table, mais pas au centre de l’attention.

Sous l’auvent rayé

La lumière arrive filtrée, rebondit sur la nappe et colore les ombres

Les Deux Sœurs sur la terrasse à Chatou par Renoir
En 1881, Renoir reprend la terrasse de Chatou : figures solides au premier plan, Seine et bateaux transformés en décor lumineux.

Ni intérieur, ni plein air total

Le balcon est un espace intermédiaire. L’auvent protège les convives du soleil direct, mais l’ouverture sur la Seine laisse entrer une lumière abondante. Cette situation évite les ombres noires : la nappe, les vêtements clairs et l’air extérieur renvoient des teintes chaudes sur les visages.

Les blancs sont nombreux mais jamais identiques. Le maillot d’un canotier, la nappe, un chapeau et une manche reçoivent des gris, des bleus, des jaunes ou des roses différents. Renoir utilise ainsi le blanc comme surface de variation plutôt que comme absence de couleur.

L’auvent rayé constitue l’une des grandes masses du tableau. Ses bandes rouge orangé dialoguent avec les carnations, les fruits et les accessoires. Elles donnent aussi un rythme supérieur à la scène, comme si la terrasse possédait son propre ciel coloré.

Au fond, le paysage est moins détaillé. Eau, bateaux, feuillage et pont se dissolvent dans une atmosphère plus claire. Le contraste entre ce fond mobile et les figures plus construites annonce le désir de Renoir de donner davantage de stabilité au corps humain.

La nature morte au premier plan

Fruits, bouteilles et verres racontent ce qui vient d’avoir lieu

Un repas presque terminé

La table n’est pas dressée pour une cérémonie. Les assiettes sont déplacées, les verres remplis à des niveaux différents et les bouteilles mêlées aux fruits.

Cette nature morte donne au tableau son poids matériel. Les figures parlent et bougent, mais les objets enregistrent la durée. Ils signalent qu’un repas a précédé l’instant représenté et que la conversation continuera après lui. Renoir transforme ainsi une image fixe en fragment d’un temps plus long.

Les raisins, souvent associés à la fin de l’été, renforcent la saison lumineuse du tableau. Les empâtements du premier plan attirent l’œil vers la matière de la peinture. Les verres introduisent des transparences ; les bouteilles créent des verticales plus petites qui répondent aux poteaux de la terrasse.

Le repas est aussi une structure sociale. Être assis à la même table rapproche des personnes de milieux différents : sportif, actrice, journaliste, collectionneur, propriétaire et future épouse du peintre. La convivialité de l’image ne supprime pas les différences, mais elle les rend provisoirement compatibles.

Clé de lecture : regardez la table avant les visages. Sa diagonale, ses objets et sa nappe claire expliquent comment Renoir organise l’espace collectif.

Une société en mouvement

Canotage, vêtements et conversations font du tableau un manifeste de la vie moderne

La Seine à Chatou peinte par Renoir
Sur la Seine, les embarcations sont à la fois des objets techniques, des moyens de loisir et des motifs picturaux.

Le sport comme nouveau théâtre social

Le canotage associe effort, adresse, vitesse et mise en scène du corps. Les hommes portent des maillots qui rapprochent visuellement le sport du travail manuel, tandis que les chapeaux et les tenues des femmes maintiennent des codes plus urbains. Renoir exploite ce contraste sans transformer la scène en document sociologique froid.

La présence de Caillebotte résume cette modernité. Peintre et collectionneur, il est aussi passionné par la voile et la conception de bateaux. Dans le tableau, son maillot blanc et sa position décontractée ne correspondent pas au portrait officiel d’un mécène. Le loisir permet d’adopter une autre posture sociale.

Le haut-de-forme de Charles Ephrussi produit l’effet inverse : il apporte la ville sur le balcon. Le tableau ne sépare donc pas les sportifs authentiques des mondains venus les observer. Il montre un milieu où les identités se croisent, où le costume indique encore la position de chacun, mais où la table crée un espace commun.

Cette coexistence explique la force durable de l’œuvre. Elle ne représente pas seulement le plaisir ; elle montre la fabrication moderne du plaisir par le train, l’entreprise Fournaise, le temps libre, la mode et la sociabilité.

Une spontanéité laborieuse

Radiographies et infrarouges révèlent des changements derrière la scène heureuse

Des modèles venus séparément

La Phillips Collection estime que les personnages ont probablement posé par petits groupes, voire individuellement. Renoir se plaint dans ses lettres des absences et de la difficulté à terminer.

Une scène de quatorze personnes n’exige pas nécessairement quatorze modèles présents au même moment. Renoir peut construire le groupe par étapes, reprendre une tête, déplacer un accessoire ou modifier une silhouette. L’unité finale dépend alors moins d’un instant réel que de la capacité du peintre à harmoniser des séances différentes.

Les études techniques montrent plusieurs révisions. Ces repentirs sont essentiels : ils prouvent que l’air d’improvisation n’est pas la conséquence d’une exécution rapide. Renoir teste les positions jusqu’à ce que les corps, les objets et l’architecture produisent un mouvement crédible.

La peinture de plein air elle-même doit être nuancée. Le balcon et la lumière sont réels, mais une toile de cette taille, travaillée pendant des mois, ne peut être réduite à une séance unique devant le motif. L’observation extérieure, les poses et les reprises d’atelier se combinent.

Comprendre cette fabrication ne détruit pas le charme du tableau. Au contraire, elle montre que la joie représentée est une forme picturale conquise contre la complexité.

De Chatou à Washington

Durand-Ruel puis Duncan Phillips transforment le déjeuner privé en icône mondiale

Un tableau voyageur

Paul Durand-Ruel acquiert l’œuvre et la présente lors de la septième exposition impressionniste en 1882. Le marchand joue un rôle décisif dans la carrière de Renoir et dans la diffusion internationale de l’impressionnisme.

En 1923, Duncan Phillips achète le tableau aux héritiers Durand-Ruel pour son musée de Washington. Il comprend immédiatement sa puissance d’attraction. La toile devient l’œuvre emblématique de la Phillips Collection et l’une des images les plus reproduites de l’impressionnisme.

Le déplacement du tableau ne rompt pas son lien avec Chatou. La balustrade, l’auvent, le fleuve et les membres de la famille Fournaise permettent toujours d’identifier le lieu. Le musée actuel travaille précisément sur cette relation entre une œuvre absente, un bâtiment conservé et une mémoire locale.

La Maison Fournaise connaît elle-même un destin mouvementé. Après le décès d’Alphonse Fournaise en 1905 puis d’Alphonsine en 1937, l’établissement décline. Proche de la ruine, il est acquis par la ville de Chatou en 1979, inscrit à l’inventaire des Monuments historiques en 1982 et restauré. Le restaurant rouvre en 1990 ; le musée en 1992.

Le chef-d’œuvre est à Washington, mais son balcon, sa lumière et l’histoire de ses modèles restent à Chatou.

Visiter le Musée Fournaise et l’île des Impressionnistes

Musée Fournaise

Île des Impressionnistes
3 rue du Bac, 78400 Chatou
+33 (0)1 34 80 63 22

Horaires individuels : mercredi, jeudi et vendredi de 9 h 50 à 12 h 30 et de 13 h 50 à 18 h ; samedi, dimanche et jours fériés de 10 h 30 à 13 h 30 et de 14 h à 18 h. Les départs du parcours ont lieu toutes les trente minutes et le musée demande de se présenter dix minutes avant.

Tarifs 2026 : 9 € plein tarif, 7 € tarif réduit et 6 € pour les moins de 18 ans. La réservation est fortement conseillée. Les conditions de gratuité et de réduction sont détaillées sur le site officiel.

Accès : depuis le RER A Rueil-Malmaison, comptez environ 700 mètres à pied ; depuis Chatou-Croissy, environ 900 mètres. Un parking gratuit se trouve sous le pont. Le musée bénéficie du label Accueil Vélo.

Accessibilité : l’accueil et la boutique du rez-de-chaussée sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, mais les salles d’exposition sont à l’étage et le site officiel indique l’absence d’ascenseur. Vérifiez les aménagements proposés avant la visite.

Parcours conseillé : commencez par le musée, observez ensuite le balcon et les façades, longez la Seine jusqu’aux points de vue sur les ponts, puis revenez par le hameau Fournaise. Comptez environ deux heures pour l’ensemble.
01

Le balcon

Repérez la balustrade, l’orientation vers la Seine et la façon dont l’auvent créait une lumière filtrée.

02

Le hameau

La maison Levanneur voisine rappelle que Derain et Vlaminck prolongèrent plus tard l’avant-garde artistique à Chatou.

03

Les berges

Marchez pour comprendre les distances entre restaurant, ponts, quais et zones de canotage.

04

Le parcours immersif

Le musée propose tablettes, réalité virtuelle et peinture virtuelle pour replacer Renoir dans le lieu.

05

La collection

Archives, peintures des bords de Seine, sculpture et souvenirs de Maupassant documentent l’âge d’or du site.

06

Réserver

Les départs sont fixes et la capacité limitée : choisissez votre créneau avant de vous déplacer.

Dix réponses précises

Questions fréquentes sur Renoir, Chatou et la Maison Fournaise

Où Renoir a-t-il peint Le Déjeuner des canotiers ?

Renoir a peint le tableau sur le balcon du restaurant de la famille Fournaise, sur l’île de Chatou aujourd’hui appelée île des Impressionnistes.

Où se trouve l’original du Déjeuner des canotiers ?

L’œuvre appartient à la Phillips Collection de Washington, qui l’a acquise en 1923. Elle n’appartient pas au Musée Fournaise.

Quand le tableau a-t-il été peint ?

Renoir commence le grand tableau à la fin de l’été 1880 et le termine en 1881. Il est présenté lors de la septième exposition impressionniste en 1882.

Combien de personnages figurent dans le tableau ?

On compte quatorze figures, réparties en plusieurs groupes de conversation autour de la table et de la balustrade.

Qui est la femme avec le petit chien ?

Il s’agit d’Aline Charigot, modèle et compagne de Renoir, qu’il épousera en 1890. Elle deviendra la mère de Pierre, Jean et Claude Renoir.

Gustave Caillebotte apparaît-il dans le tableau ?

Oui. Il est généralement identifié au premier plan à droite, assis à califourchon sur une chaise, en maillot blanc et chapeau de paille.

Pourquoi la Maison Fournaise était-elle célèbre ?

La famille y réunissait chantier et location de bateaux, restaurant, fêtes nautiques et accueil d’artistes, d’écrivains, de sportifs et de visiteurs parisiens.

Peut-on visiter la Maison Fournaise ?

Oui. Le Musée Fournaise ouvre du mercredi au dimanche avec des départs de parcours à heures fixes. Le restaurant occupe également une partie du bâtiment historique.

Combien de tableaux Renoir a-t-il peints à Chatou ?

Le Musée Fournaise indique qu’il a peint environ trente toiles à Chatou et dans ses environs au cours de ses séjours entre 1868 et 1884.

Quelle collection de la boutique prolonge le mieux le sujet ?

La collection Seine et canotage chez Renoir, composée de vingt œuvres, rassemble les tableaux les plus directement liés à Chatou, aux bateaux et aux loisirs fluviaux.

Un balcon devenu monde

À Chatou, Renoir transforme un déjeuner d’amis en grande peinture de la modernité

La force du tableau vient de ce double mouvement : tout paraît familier — un chien, des verres, des chapeaux, des conversations — et tout est organisé avec une ambition monumentale. Revenir à la Maison Fournaise, aux ponts et aux bords de Seine permet de retrouver sous l’icône le lieu réel, le travail difficile et les personnes qui l’ont rendue possible.

Explorer la Seine et le canotage

0 マク テケル .

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